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Wakamé et thyroïde : pourquoi cette algue est la source d'iode idéale

Wakamé et thyroïde : pourquoi cette algue est la source d'iode idéale

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Sommaire

Le wakamé apporte 130% des apports journaliers recommandés en iode avec seulement 1 gramme d'algue déshydratée, ce qui en fait la source d'iode naturel idéale pour soutenir la thyroïde sans risque d'excès (1). Contrairement au kombu qui peut contenir jusqu'à 10 fois plus d'iode, le wakamé offre un apport équilibré, sûr et facilement intégrable au quotidien.

Franchement, quand on s'intéresse à la santé thyroïdienne, on tombe rapidement sur un paradoxe. D'un côté, l'iode est absolument indispensable au bon fonctionnement de cette petite glande en forme de papillon située à la base du cou. De l'autre, trop d'iode peut devenir problématique. Alors, quelle algue choisir pour la thyroïde sans prendre de risques ? Avec Aurélie, après des années à explorer les études scientifiques sur les algues et la thyroïde, nous avons une réponse claire : le wakamé.

Dans cet article, je vous explique pourquoi cette algue brune est devenue notre alliée quotidienne, comment l'utiliser concrètement et quelles précautions observer. Vous allez voir, c'est bien plus simple qu'on ne le pense.

Pourquoi l'iode est essentiel à votre thyroïde et votre métabolisme

Le rôle de l'iode dans la production des hormones T3 et T4

L'iode est littéralement le carburant de votre thyroïde. Sans cet oligo-élément essentiel, votre glande thyroïde ne peut tout simplement pas fabriquer ses hormones.

Concrètement, voici comment ça fonctionne : votre thyroïde capte l'iode présent dans votre sang pour synthétiser deux hormones fondamentales, la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces noms barbares cachent des molécules extraordinaires qui régulent une multitude de fonctions dans votre organisme (2). La T4 contient quatre atomes d'iode, la T3 en contient trois. Pas d'iode, pas d'hormones thyroïdiennes. C'est aussi simple que ça.

L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) recommande un apport quotidien de 150 µg d'iode pour les adultes, et jusqu'à 200 µg pour les femmes enceintes ou allaitantes (3). Ces chiffres ne sortent pas de nulle part : ils correspondent à ce dont votre thyroïde a besoin pour fonctionner normalement.

Les 8 fonctions métaboliques régulées par la thyroïde

Votre thyroïde est véritablement le chef d'orchestre de votre métabolisme. Quand elle fonctionne bien, tout va bien. Quand elle ralentit faute d'iode, c'est une cascade de désagréments qui s'installe.

Voici les principales fonctions que vos hormones thyroïdiennes contribuent à réguler :

  • Métabolisme énergétique : La thyroïde participe à la transformation des nutriments en énergie utilisable par vos cellules. C'est elle qui détermine en partie si vous êtes plutôt "frileux" ou "chaudière ambulante".

  • Régulation du poids : Les hormones T3 et T4 jouent un rôle dans la vitesse à laquelle votre corps brûle les calories. Un ralentissement thyroïdien peut contribuer à une prise de poids malgré une alimentation identique.

  • Fonction cardiaque : Le cœur est particulièrement sensible aux hormones thyroïdiennes qui participent à la régulation de son rythme.

  • Santé osseuse : La thyroïde intervient dans le renouvellement osseux et le métabolisme du calcium.

  • Fonction cognitive : Concentration, mémoire, clarté mentale... Les hormones thyroïdiennes soutiennent les fonctions cérébrales.

  • Régulation de l'humeur : Un lien existe entre fonction thyroïdienne et équilibre émotionnel.

  • Santé de la peau et des cheveux : La qualité de votre peau, de vos ongles et de vos cheveux dépend en partie de votre fonction thyroïdienne.

  • Fonction digestive : Le transit intestinal est également influencé par les hormones thyroïdiennes.

Voilà pourquoi un apport adéquat en iode naturel est si important. Et voilà pourquoi, chez Biovie, nous accordons une attention particulière aux algues comme le wakamé, qui représentent une source d'iode équilibrée et naturelle.

Reconnaître les signes d'une carence en iode

Comment savoir si votre thyroïde manque d'iode ? En réalité, les symptômes d'une carence en iode sont souvent diffus et facilement attribués à autre chose : le stress, le manque de sommeil, "l'âge qui avance"...

Les signes qui peuvent évoquer un déficit en iode comprennent :

  • Une fatigue persistante, même après une bonne nuit de sommeil
  • Une frilosité inhabituelle
  • Une prise de poids difficile à expliquer
  • Une peau sèche et des cheveux cassants
  • Des difficultés de concentration et des "brouillards mentaux"
  • Un transit ralenti
  • Une tendance dépressive

Évidemment, ces symptômes peuvent avoir de nombreuses autres causes. Mais si vous vous reconnaissez dans plusieurs d'entre eux et que votre alimentation est pauvre en sources d'iode naturel (poissons, fruits de mer, algues), il peut être intéressant d'en discuter avec votre médecin.

L'iode est essentiel à la thyroïde et au métabolisme

Wakamé vs autres algues : comparatif des teneurs en iode

Comparatif : wakamé, kombu, dulse, nori, laitue de mer

Toutes les algues ne se valent pas en termes de teneur en iode. C'est une information cruciale que beaucoup ignorent. Certaines algues sont tellement concentrées qu'elles peuvent poser problème si on les consomme sans précaution.

Voici un comparatif des principales algues comestibles (données CEVA, Centre d'Étude et de Valorisation des Algues) (4) :

  • Kombu (Laminaria) : 1 500 à 3 500 µg d'iode par gramme sec — soit 1000 à 2300% des AJR avec 1g

  • Wakamé (Undaria pinnatifida) : 350 à 500 µg par gramme sec — soit 130% des AJR avec 1g

  • Dulse (Palmaria palmata) : 150 à 300 µg par gramme sec — soit 100% des AJR avec 1g

  • Nori (Porphyra) : 30 à 50 µg par gramme sec — soit 25% des AJR avec 1g

  • Laitue de mer (Ulva lactuca) : 10 à 30 µg par gramme sec — soit 13% des AJR avec 1g

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Vous voyez immédiatement le problème avec le kombu : une seule petite portion peut facilement dépasser la limite de sécurité fixée par l'EFSA à 600 µg par jour (5). Le wakamé, lui, se situe dans une zone idéale : suffisamment riche pour couvrir vos besoins, mais pas assez concentré pour risquer l'excès.

Pourquoi le wakamé est l'algue la plus équilibrée pour la thyroïde

Si vous cherchez une algue équilibrée en iode pour soutenir votre thyroïde, le wakamé coche toutes les cases.

Premièrement, son dosage est naturellement calibré. Avec environ 420 µg d'iode par gramme, une portion quotidienne de 1g couvre largement vos besoins sans jamais atteindre la limite haute de sécurité. C'est ce que j'appelle une "algue iode sans excès".

Deuxièmement, le wakamé possède un goût subtil et agréable, bien différent de la saveur marine très prononcée du kombu. Beaucoup de personnes qui "n'aiment pas les algues" sont en réalité agréablement surprises par la douceur du wakamé. C'est d'ailleurs l'algue la plus consommée au Japon, notamment dans la fameuse soupe miso.

Troisièmement, sa biodisponibilité est excellente. L'iode contenu dans le wakamé est bien assimilé par l'organisme, contrairement à certains compléments alimentaires dont l'absorption peut être variable.

Chez Biovie, nous proposons du wakamé bio certifié bio, récolté de manière responsable à Roscoff. C'est vraiment notre choix numéro un quand on nous demande quelle algue pour la thyroïde.

Le piège du kombu : quand trop d'iode devient problématique

Le kombu mérite qu'on s'y attarde un instant, car c'est l'exemple typique de "trop de bien qui fait du mal".

Cette algue kombu très concentrée en iode possède de nombreux bienfaits du kombu : richesse en umami, apport en minéraux, propriétés culinaires remarquables. Mais sa teneur en iode, qui peut atteindre 3500 µg par gramme dans certaines variétés, peut être problématique pour un usage très régulier.

Une étude publiée dans ScienceDirect en 2021 a documenté des cas de dysfonctionnement thyroïdien liés à une consommation excessive d'algues très iodées au long cours (6). Les personnes concernées consommaient très régulièrement des algues de type kombu sans avoir conscience de leur concentration exceptionnelle en iode.

Concrètement, voici la teneur iode wakamé vs kombu : le kombu contient en moyenne 8 à 10 fois plus d'iode que le wakamé. Cette différence majeure explique pourquoi le wakamé peut être consommé régulièrement (3 à 4 fois par semaine) alors que le kombu devrait être réservé à un usage occasionnel et en très petites quantités.

La carence en iode en France : une vraie réalité sous-estimée

Les chiffres alarmants de l'OMS 2024

On pense souvent que la carence en iode, c'est un problème des pays en développement. En réalité, c'est très loin d'être le cas.

Selon les dernières données de l'Organisation Mondiale de la Santé publiées en 2024, près de 2 milliards de personnes dans le monde présentent un apport insuffisant en iode (7). Et l'Europe n'est pas épargnée : l'OMS classe la France parmi les pays à déficit modéré en iode.

Plus préoccupant encore : 77% des femmes enceintes françaises seraient carencées en iode selon certaines études nationales. Or, l'iode est absolument crucial pour le développement neurologique du fœtus. Une carence même légère pendant la grossesse peut avoir des conséquences sur le développement cognitif de l'enfant.

Ces chiffres m'ont vraiment interpellé quand je les ai découverts. Comment est-ce possible dans un pays développé comme le nôtre, avec un accès à une alimentation variée ?

Qui sont les populations les plus à risque ?

Certains groupes de population sont particulièrement exposés au risque de carence en iode :

  • Les végétariens et végétaliens : Les principales sources alimentaires d'iode sont les algues, les poissons, fruits de mer et produits laitiers. Sans ces aliments, l'apport en iode naturel végétalien devient problématique si on ne compense pas avec des algues - or les végétaliens n'ont pas forcément cette habitude.

  • Les femmes enceintes et allaitantes : Leurs besoins en iode sont augmentés de 30 à 50% pour assurer le bon développement du bébé.

  • Les personnes qui limitent le sel : L'iodation du sel de table est une mesure de santé publique, mais ceux qui réduisent leur consommation de sel pour des raisons cardiovasculaires perdent cette source d'iode.

  • Les habitants de régions éloignées de la mer : Historiquement, les populations montagnardes étaient les plus touchées par le goitre, cette augmentation de volume de la thyroïde liée au manque d'iode.

  • Les personnes consommant beaucoup d'aliments goitrogènes : Certains aliments comme le chou, le brocoli ou le soja peuvent interférer avec l'utilisation de l'iode par la thyroïde s'ils sont consommés en grandes quantités.

Pourquoi le sel iodé ne suffit plus

Le sel iodé a été une avancée majeure de santé publique au 20ème siècle. L'ajout d'iode au sel de table a permis de réduire drastiquement les cas de goitre et de crétinisme dans les pays occidentaux.

Mais aujourd'hui, cette stratégie montre ses limites. Plusieurs facteurs expliquent pourquoi le sel iodé ne représente plus une alternative sel iodé naturel suffisante :

  • La réduction de la consommation de sel : Les recommandations de santé publique nous incitent (à juste titre) à réduire notre consommation de sel. Moins de sel = moins d'iode.

  • L'utilisation de sel non iodé : Le sel de mer, la fleur de sel, le sel rose de l'Himalaya... Ces alternatives "tendance" ne sont généralement pas iodées.

  • La transformation alimentaire : Les plats industriels utilisent rarement du sel iodé.

  • La biodisponibilité : L'iode ajouté au sel peut se volatiliser partiellement au stockage et à la cuisson.

Face à ces constats, les algues comme le wakamé représentent une solution de complément particulièrement pertinente. C'est d'ailleurs ce que nous recommandons chez Biovie depuis des années.

Comment utiliser le wakamé pour soutenir votre thyroïde (protocole pratique)

Dosages recommandés selon votre situation

Passons maintenant au concret. Combien de wakamé par jour pour soutenir efficacement votre thyroïde ?

Voici les dosages que nous recommandons, basés sur les apports nutritionnels de référence (3) :

  • Entretien général (adulte) : 1g de wakamé déshydraté, 3 à 4 fois par semaine. Cela couvre environ 130% des AJR en iode à chaque prise, soit un excellent apport pour maintenir une fonction thyroïdienne normale.

  • Besoins accrus (grossesse, allaitement) : 1 à 1,5g de wakamé, 4 fois par semaine. Important : toujours en informer votre médecin ou sage-femme.

  • Régime végétalien strict : 1g de wakamé, 4 à 5 fois par semaine, pour compenser l'absence de sources animales d'iode.

  • Réduction du sel : Si vous limitez le sel iodé pour des raisons de santé, le wakamé peut devenir votre source principale d'iode. Même dosage que l'entretien général.

Ce dosage iode algue peut sembler faible, et c'est justement l'intérêt. Une cuillère à café de paillettes de wakamé ou une petite portion de wakamé réhydraté suffit amplement.

Fréquence idéale : 3 à 5 fois par semaine

Pourquoi 3 à 5 fois par semaine plutôt que tous les jours ?

Premièrement, l'iode se stocke dans la thyroïde. Votre corps maintient une réserve qui lui permet de faire face aux variations d'apport. Une consommation régulière mais non quotidienne suffit largement à maintenir ces réserves.

Deuxièmement, cette fréquence vous laisse de la flexibilité dans votre organisation culinaire. Vous n'êtes pas obligé de manger du wakamé à chaque repas. Trois, quatre ou cinq fois par semaine, c'est facile à intégrer sans que cela devienne une contrainte.

Troisièmement, par mesure de précaution, cela évite tout risque de surcharge. Même avec une algue équilibrée comme le wakamé, il est préférable de ne pas saturer quotidiennement son organisme en iode.

Modes de préparation : salade, soupe, paillettes

Le wakamé se prête à de nombreuses préparations. Voici les trois façons les plus simples de l'intégrer à votre alimentation :

1. En salade (le classique) Faites tremper 5g de wakamé déshydraté dans de l'eau froide pendant 5 minutes. Il va tripler de volume et retrouver sa texture tendre. Égouttez, assaisonnez avec un peu de sauce soja, d'huile de sésame et de vinaigre de riz. Ajoutez des graines de sésame. C'est la fameuse "salade wakamé" des restaurants japonais, en plus frais et moins sucré !

2. Dans vos soupes et bouillons Ajoutez une pincée de wakamé déshydraté directement dans votre soupe en fin de cuisson. Il va se réhydrater tout seul. C'est excellent dans une soupe miso, mais aussi dans un bouillon de légumes classique ou une soupe de poisson.

3. En paillettes à saupoudrer (le plus pratique) C'est vraiment la solution la plus simple au quotidien. Les paillettes de wakamé se saupoudrent sur n'importe quel plat : riz, pâtes, légumes, salades, œufs... Le goût est subtil et apporte une touche umami agréable sans dominer le plat.

Chez Biovie, nous proposons ces différents formats pour que chacun trouve celui qui lui convient. Personnellement, j'utilise surtout les paillettes au quotidien pour leur praticité.

Astuce : comment moduler la teneur en iode si nécessaire

Voici une astuce que peu de gens connaissent : l'eau de trempage du wakamé contient une partie de l'iode. Si vous souhaitez réduire légèrement l'apport en iode (par exemple si vous consommez déjà d'autres sources d'iode), vous pouvez :

  • Prolonger le temps de trempage à 5-10 minutes
  • Jeter l'eau de trempage plutôt que de l'utiliser
  • Blanchir rapidement le wakamé à l'eau bouillante

À l'inverse, si vous voulez maximiser l'apport en iode, utilisez le wakamé sans trempage préalable (en paillettes directement) ou incorporez l'eau de trempage à votre préparation.

utilisation de wakamé pour soutenir la thyroïde

Précautions et contre-indications importantes

Je tiens beaucoup à cette section car la transparence fait partie de nos valeurs chez Biovie. Le wakamé régulièrement est excellent pour la plupart des gens, mais il existe des situations où la prudence s'impose. Les wakamé contre-indications thyroïde sont réelles et doivent être connues.

Hyperthyroïdie et maladies thyroïdiennes auto-immunes

Si vous souffrez d'hyperthyroïdie (thyroïde qui fonctionne trop), la consommation de wakamé ou de toute autre source d'iode est généralement déconseillée. L'apport supplémentaire d'iode pourrait aggraver la situation.

Pour les maladies thyroïdiennes auto-immunes comme la thyroïdite de Hashimoto ou la maladie de Basedow, la question est plus nuancée. Certaines études suggèrent qu'un excès d'iode pourrait stimuler l'auto-immunité thyroïdienne chez les personnes prédisposées (6). Dans ces cas, il est impératif de demander l'avis de votre endocrinologue avant toute consommation régulière d'algues.

À noter : la situation est différente pour l'hypothyroïdie (thyroïde qui fonctionne insuffisamment). Si votre hypothyroïdie est liée à une carence en iode, le wakamé peut être bénéfique. Mais si elle est d'origine auto-immune (ce qui est le cas le plus fréquent), prudence.

Interactions avec les traitements (Lévothyrox®, amiodarone)

Certains médicaments interagissent avec l'iode et imposent des précautions particulières :

  • Lévothyrox® et autres hormones thyroïdiennes de substitution : Si vous prenez ce type de traitement, votre apport en iode doit rester stable. Une augmentation soudaine (par exemple, en commençant à consommer régulièrement du wakamé) pourrait nécessiter un ajustement de votre traitement. Parlez-en à votre médecin.

  • Amiodarone : Ce médicament utilisé pour certains troubles du rythme cardiaque contient lui-même de l'iode en grande quantité. L'ajout de sources alimentaires d'iode est généralement déconseillé pendant ce traitement.

  • Lithium : Ce médicament utilisé en psychiatrie peut affecter la fonction thyroïdienne. La consommation d'algues doit être discutée avec le médecin prescripteur.

Grossesse, allaitement et cas particuliers

La grossesse et l'allaitement sont des périodes où les besoins en iode sont augmentés. Le wakamé peut être un excellent complément alimentaire pendant ces périodes, MAIS :

  • Informez toujours votre médecin ou sage-femme de votre consommation d'algues
  • Respectez les dosages recommandés (1 à 1,5g, 4 fois par semaine maximum)
  • Évitez absolument les algues très concentrées en iode comme le kombu

Pour les enfants, le wakamé peut être introduit progressivement à partir de 3 ans, en quantités réduites (0,5g, 2 fois par semaine).

Période pré-opératoire : pourquoi arrêter 15 jours avant

Voilà une précaution souvent méconnue : si vous devez subir une intervention chirurgicale, notamment sur la thyroïde ou les parathyroïdes, il est recommandé d'arrêter la consommation d'algues riches en iode au moins 15 jours avant l'opération.

L'iode peut en effet interférer avec certains examens préopératoires (notamment les scintigraphies) et modifier temporairement la fonction thyroïdienne, ce qui complique l'intervention.

Les bonus santé du wakamé au-delà de la thyroïde

Le wakamé ne se résume pas à son apport en iode. Cette algue possède d'autres atouts nutritionnels remarquables. Pour plus de détails, je vous invite à consulter notre guide complet des algues comestibles.

Fucoxanthine : l'antioxydant brûle-graisses

Le wakamé contient un pigment caroténoïde unique appelé fucoxanthine. Ce composé fait l'objet de nombreuses recherches pour ses propriétés potentielles sur le métabolisme des graisses (8).

Des études préliminaires suggèrent que la fucoxanthine pourrait contribuer à la gestion du poids en agissant sur le tissu adipeux. Si le sujet vous intéresse, nous avons rédigé un article complet sur la fucoxanthine et perte de poids.

Cette dimension minceur du wakamé s'ajoute à son action sur le métabolisme thyroïdien. C'est ce que nous développons dans notre article sur les propriétés minceur du wakamé. Le wakamé énergie fatigue est donc un double effet recherché.

13 fois plus de calcium que le lait

Le wakamé est une source remarquable de calcium, avec environ 1300 mg pour 100g d'algue sèche, soit 13 fois plus que le lait (9). Pour les personnes qui ne consomment pas de produits laitiers, c'est une information importante.

Bien sûr, on ne mange pas 100g de wakamé par jour ! Mais même avec les portions recommandées (1 à 2g), l'apport en calcium reste significatif et contribue à diversifier les sources de ce minéral essentiel pour les os.

Le wakamé apporte également d'autres minéraux : magnésium, fer, zinc... C'est vraiment un concentré de micronutriments marins.

Fucoïdanes : des polysaccharides protecteurs

Les fucoïdanes sont des polysaccharides sulfatés présents dans les algues brunes comme le wakamé. Ces composés font l'objet de recherches prometteuses pour leurs propriétés antioxydantes et leur rôle potentiel dans le soutien des défenses naturelles de l'organisme (10).

Sans faire de promesses exagérées (nous restons prudents sur les allégations santé), disons simplement que le wakamé apporte bien plus que de l'iode. C'est un aliment complet qui mérite sa place dans une alimentation variée et équilibrée.

Pour comprendre comment ces nutriments interagissent avec notre métabolisme, notre article sur les enzymes et métabolisme énergétique apporte un éclairage complémentaire.

Questions fréquentes

Quelle algue choisir pour la thyroïde ?

Le wakamé est l'algue idéale pour soutenir la thyroïde. Avec environ 420 µg d'iode par gramme (130% des AJR), il offre un apport équilibré sans risque d'excès, contrairement au kombu qui peut en contenir jusqu'à 10 fois plus. Pour une consommation régulière et sûre, le wakamé reste le meilleur choix.

Le wakamé fait-il maigrir ?

Le wakamé peut contribuer à la gestion du poids de deux façons : son iode soutient le métabolisme thyroïdien (qui participe à la régulation de la dépense énergétique), et sa fucoxanthine fait l'objet d'études sur ses propriétés métaboliques. Associé à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, il peut être un allié dans une démarche de gestion du poids.

Est-ce que les algues sont dangereuses pour la thyroïde ?

Les algues ne sont pas dangereuses si elles sont consommées avec modération et bon sens. Le risque concerne principalement l'excès d'iode avec les algues très concentrées comme le kombu. Le wakamé, avec sa teneur modérée, est sûr pour une consommation régulière (3-5 fois par semaine) chez les personnes sans problème thyroïdien préexistant.

Quelle quantité de wakamé par jour ?

1 à 2g de wakamé déshydraté, 3 à 4 fois par semaine, suffit pour couvrir les besoins en iode. Cela représente environ une cuillère à café de paillettes ou une petite portion de salade wakamé. Inutile d'en consommer davantage.

L'iode des algues peut-il être dangereux ?

L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) fixe la limite supérieure de sécurité à 600 µg d'iode par jour (5). Avec 1g de wakamé apportant environ 420 µg, vous restez bien en dessous de cette limite. Le danger concerne surtout le kombu (1500-3500 µg/g) ou la surconsommation de compléments iodés concentrés.

Comment manger du wakamé facilement ?

Trois façons simples : (1) En salade classique après 5 minutes de réhydratation, avec une sauce soja-sésame. (2) Ajouté en fin de cuisson dans vos soupes et bouillons. (3) En paillettes à saupoudrer directement sur tous vos plats, riz, pâtes, légumes... Les paillettes sont vraiment la solution la plus pratique au quotidien.

Quel est l'aliment le plus riche en iode ?

Les algues brunes laminaires (kombu) sont les aliments les plus riches en iode, avec 1500 à 3500 µg par gramme. Mais cette concentration peut être excessive pour un usage régulier. Pour un apport sûr et équilibré, préférez le wakamé (420 µg/g) ou complétez avec des poissons de mer et des fruits de mer.

En résumé

Le wakamé est vraiment l'algue idéale pour soutenir naturellement votre thyroïde. Son apport en iode équilibré, ni trop faible comme la nori, ni excessif comme le kombu, en fait un choix sûr pour une consommation régulière.

Avec 1g de wakamé quelques fois par semaine, vous apportez à votre thyroïde le carburant dont elle a besoin pour fonctionner normalement, sans jamais risquer l'excès. Et vous bénéficiez en prime de la fucoxanthine, du calcium et des fucoïdanes, ces composés qui font du wakamé bien plus qu'une simple source d'iode.

Chez Biovie, nous proposons du wakamé bio certifié, disponible en différents formats pour s'adapter à tous les usages : déshydraté pour les salades, en paillettes pour saupoudrer vos plats quotidiens. C'est vraiment une de nos algues préférées, que nous utilisons nous-mêmes avec Aurélie depuis des années.

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Une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain sont importants pour votre santé.

Références bibliographiques

(1) CIQUAL - Tables de composition nutritionnelle des aliments. ANSES, 2024. Disponible sur : https://ciqual.anses.fr/

(2) Zimmermann MB, Boelaert K. Iodine deficiency and thyroid disorders. Lancet Diabetes Endocrinol. 2015;3(4):286-295.

(3) ANSES - Références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, 2021.

(4) CEVA - Centre d'Étude et de Valorisation des Algues. Données sur la composition nutritionnelle des algues alimentaires, 2023.

(5) EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies. Scientific Opinion on Dietary Reference Values for iodine. EFSA Journal. 2014;12(5):3660.

(6) Farebrother J, Zimmermann MB, Andersson M. Excess iodine intake: sources, assessment, and effects on thyroid function. Ann N Y Acad Sci. 2019;1446(1):44-65.

(7) World Health Organization. Iodine deficiency - Global status report 2024. WHO Europe, 2024.

(8) Miyashita K, Nishikawa S, Beppu F, et al. The allenic carotenoid fucoxanthin, a novel marine nutraceutical from brown seaweeds. J Sci Food Agric. 2011;91(7):1166-1174.

(9) MacArtain P, Gill CI, Brooks M, Campbell R, Rowland IR. Nutritional value of edible seaweeds. Nutr Rev. 2007;65(12 Pt 1):535-543.

(10) Fitton JH, Stringer DN, Karpiniec SS. Therapies from Fucoidan: An Update. Mar Drugs. 2015;13(9):5920-5946.


Mise à jour : mars 2026. Article validé par Éric Viard, fondateur de Biovie et ingénieur ISTOM, co-auteur de « Algues au quotidien » (Gallimard, 2024) — Meilleur livre de cuisine au monde, Gourmand Cookbook Awards 2025, et Meilleur livre de cuisine de France, Académie Nationale de Cuisine 2025.

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