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Biovie rejoint la Global Seaweed Coalition

Biovie rejoint la Global Seaweed Coalition

Sommaire 

Voici un article qui me tient particulièrement à cœur, et je pèse mes mots. Depuis mes débuts dans l'alimentation vivante en 2005, j'ai assisté à une transformation incroyable : un aliment de niche, regardé avec perplexité (voir parfois un certain dégoût) par la grande majorité des Français, est en train de devenir l'un des enjeux alimentaires les plus stratégiques de notre siècle. Biovie vient officiellement de rejoindre la Global Seaweed Coalition — une coalition mondiale portée par l'ONU, la FAO, le CNRS et la France elle-même. C'est une étape significative de notre aventure Biovie.

En rejoignant la Global Seaweed Coalition, Biovie ne fait pas que distribuer des superaliments de la mer alliés de votre santé — nous prenons position dans l'une des transitions alimentaires les plus décisives du XXIe siècle. La production mondiale d'algues a déjà triplé en 20 ans pour atteindre plus de 35 millions de tonnes. Et ce n'est qu'un début.

Qu'est-ce que la Global Seaweed Coalition et pourquoi est-ce historique ?

Une coalition née d'une urgence planétaire

Il y a quelques années encore, parler de "coalition mondiale pour les algues" aurait fait sourire. Aujourd'hui, c'est une réalité institutionnelle de premier plan. La Global Seaweed Coalition (GSC) est un partenariat international co-fondé par trois acteurs de poids : la Lloyd's Register Foundation, le Pacte Mondial des Nations Unies (UN Global Compact) et — et c'est là où ça devient très intéressant pour nous, Français — le CNRS, représenté notamment par le Dr Philippe Potin, directeur de recherche à la Station Biologique de Roscoff, en Bretagne.

Roscoff. Ce nom résonne particulièrement pour Aurélie et moi. Nous sourçons certaines de nos algues bretonnes dans ces régions-là, où des équipes de chercheurs travaillent depuis des décennies à comprendre ce que les algues marines peuvent apporter à l'humanité. Voir le CNRS devenir co-fondateur et directeur scientifique de cette coalition mondiale, c'est voir la science française prendre sa place dans une conversation planétaire. C'est franchement enthousiasmant.

La mission de la GSC est claire : développer l'industrie algues 2025 et au-delà de façon sûre, durable, et au service de la sécurité alimentaire mondiale. Elle est étroitement liée à l'Initiative mondiale des Nations Unies sur les algues (UNGSI), lancée en 2025 lors de la Conférence des Océans à Nice — avec la France comme l'un des trois États co-fondateurs, aux côtés de Madagascar et de l'Indonésie.

La France co-préside une initiative mondiale sur les algues. Permettez-moi de vous dire que quand j'ai commencé à importer du kombu et de la dulse en 2007, absolument personne ne m'aurait prédit ça.

Qui sont les membres de cette coalition mondiale ?

La coalition internationale pour les algues comestibles rassemble aujourd'hui plus de 1 000 parties prenantes dans le monde entier : des producteurs artisanaux du Pacifique, des multinationales de l'agroalimentaire, des institutions scientifiques, des ONG environnementales, des agences gouvernementales. Sa force, c'est justement cette chaîne de valeur complète — du petit récoltant breton jusqu'aux organismes de régulation internationaux.

Concrètement, la GSC a déjà co-financé plus d'1,2 million d'euros sur 24 projets dans 26 pays. Des projets qui portent sur la culture durable, la sécurité alimentaire, la réduction d'impact carbone, la traçabilité. Des projets que nous, chez Biovie, avons toujours mis au cœur de notre démarche — sans forcément avoir le label institutionnel qui va avec. C'est précisément pourquoi rejoindre la GSC s'est imposé à nous comme une évidence.

 La Global Seaweed Coalition et pourquoi est-ce historique ?

Les algues peuvent-elles vraiment nourrir et sauver la planète ?

Des chiffres qui donnent le vertige

Je sais que cette question peut sembler ambitieuse, voire exagérée. Permettez-moi de vous donner quelques chiffres qui, je l'espère, vont vous faire voir votre prochaine commande de spiruline ou de wakamé d'un œil différent.

Le marché mondial des algues est aujourd'hui valorisé à 9 milliards de dollars par an. Il a doublé entre 2005 et 2015, et continue sa progression. La production mondiale a dépassé 35 millions de tonnes en poids humide — un chiffre qui donne le vertige quand on sait qu'il s'agit pour l'essentiel de cultures asiatiques, et que l'Europe et l'Afrique n'en sont qu'aux prémices.

Mais voici ce qui est vraiment saisissant : selon les estimations des Nations Unies et de la Global Seaweed Coalition, les océans ont le potentiel de produire 15 fois plus d'algues d'ici 2050. Quinze fois. Cette croissance pourrait générer 150 millions d'emplois dans le monde — soit davantage que toute l'industrie pétrolière actuelle. Et atteindre 500 millions de tonnes de production permettrait d'assimiler 10 millions de tonnes d'azote dans les océans, soit 30% de l'azote estimé entrant dans les eaux marines sous l'effet de l'agriculture intensive.

Ces chiffres ne sont pas issus d'associations militantes. Ils proviennent de la FAO, de l'UNCTAD, du UN Global Compact. Ce sont des institutions rigoureuses, qui ne s'aventurent pas dans les projections sans données solides.

Les 5 défis mondiaux que les algues peuvent résoudre

Voici ce qui distingue les algues de n'importe quel autre aliment ou culture : elles sont la seule ressource alimentaire à la fois nutritive et régénérative. Pas de terre agricole. Pas d'eau douce. Pas d'engrais. Pas de pesticides. Et en plus, les algues absorbent le carbone, réoxygènent les océans et réduisent leur acidification.

Concrètement, les algues peuvent contribuer à résoudre cinq grands défis :

  • La sécurité alimentaire mondiale — la richesse nutritionnelle des algues marines est exceptionnelle : riches en protéines complètes, en acides gras essentiels, en minéraux et vitamines, la spiruline, la dulse ou le nori représentent une alternative protéinée aux ressources animales dans un contexte où nourrir 10 milliards d'êtres humains en 2050 sera un défi logistique colossal.
  • Le changement climatique — les algues marines et changement climatique constituent un sujet de recherche majeur : à grande échelle, les cultures marines peuvent devenir de véritables "puits bleus", complémentaires aux forêts terrestres.
  • La pression sur les ressources en eau douce — contrairement aux cultures terrestres, les algues n'utilisent pas une seule goutte d'eau douce. Dans un monde où les nappes phréatiques s'épuisent, c'est une caractéristique précieuse.
  • La biodiversité marine — des cultures d'algues bien gérées peuvent créer des refuges marins, des nurseries pour les poissons, des zones de recolonisation pour la vie marine.
  • La souveraineté alimentaire des pays côtiers — Madagascar, l'Indonésie, les îles du Pacifique, certains pays d'Afrique de l'Ouest peuvent développer une industrie alimentaire souveraine, sans dépendre des importations de protéines terrestres.

Je vous invite à regarder notre épisode YouTube sur l'impact environnemental de l'alimentation vivante, où j'explique pourquoi les algues nous placent tout en bas de la chaîne alimentaire — et pourquoi c'est précisément là que se trouve le levier le plus puissant pour réduire notre empreinte carbone :

▶️ Episode 12 : L'impact environnemental de l'alimentation vivante

Pourquoi Biovie a-t-il rejoint la Global Seaweed Coalition ?

Notre engagement va au-delà du produit

Je vais vous partager une anecdote personnelle. Quand j'ai commencé à consommer des algues au tout début des années 2000, personne ne parlait de coalition internationale ni d'initiative ONU. Je commandais mes algues par lots de 12 kilos minimal (le fondateur de Bretalg, Michel Coz ne vendait aux particuliers que sous ce format là). Un rayon entier du frigo familial était consacré aux algues. On me regardait avec des yeux comme des soucoupes quand je proposais des haricots de mer ou de la dulse.

Aujourd'hui, la France co-préside une initiative mondiale avec Madagascar et l'Indonésie pour réguler et développer ce secteur. Rejoindre la Global Seaweed Coalition, c'était une évidence — nous avions déjà tout ce qu'elle promeut : traçabilité, certification, éducation du consommateur. Ce que la coalition nous apporte, c'est un réseau mondial d'experts, de chercheurs et d'institutions pour rester à la pointe des standards de sécurité et de durabilité.

Notre vision du vivant qui dépasse le simple commerce, nous l'exprimions déjà dans nos engagements environnementaux bien avant que la GSC n'existe. Mais être partie prenante d'une coalition ONU, c'est aussi prendre une responsabilité plus large. Celle de témoigner, depuis notre position d'acteur e-commerce français, que la filière algues peut être à la fois économiquement viable, rigoureusement certifiée, et portée par des valeurs qui dépassent le profit immédiat.

Ce que cela change concrètement pour nos algues

Vous vous demandez peut-être ce que ça change pour vous, en tant que client Biovie. C'est une bonne question, et j'ai envie d'y répondre honnêtement.

À court terme, notre adhésion à la GSC renforce nos exigences de certification et traçabilité déjà existantes. La spiruline bio que vous commandez chez nous, la chlorelle, le wakamé bio certifié, le kombu, algue culinaire par excellence, le nori, la dulse ou la klamath — tous ces produits répondent déjà aux standards les plus élevés. La traçabilité et la certification bio des algues ne sont plus optionnelles dans ce secteur, et elles ne l'ont jamais été chez nous.

À moyen terme, notre participation à la coalition nous permet d'accéder aux dernières données scientifiques sur la filière, de contribuer à l'élaboration des standards de durabilité, et de rester connectés aux chercheurs qui font avancer la connaissance sur les algues comestibles durabilité — dont certains travaillent à quelques kilomètres des zones où nous nous approvisionnons, en Bretagne.

En réalité, l'enjeu est plus profond que la simple conformité. Il s'agit de notre vision : les algues que vous trouvez sur Biovie.fr incarnent exactement ce que promeut la Global Seaweed Coalition. Des filières traçables, certifiées bio, issues de producteurs respectueux des écosystèmes marins.

Comment votre consommation d'algues bio devient un acte politique et planétaire ?

Du wakamé dans votre assiette au GIEC — le chemin est plus court qu'on ne le croit

Je vais vous dire quelque chose qui peut paraître provocateur, mais que je crois profondément : chaque fois que vous commandez des algues bio traçables certifiées, vous votez avec votre portefeuille pour un modèle alimentaire mondial.

Ça peut sembler exagéré. Permettez-moi de vous expliquer le mécanisme concret. Le marché mondial des algues a triplé en 20 ans. Il croît parce que des consommateurs comme vous, en Europe, en Amérique du Nord, en Océanie, décident d'intégrer les algues dans leur alimentation quotidienne — manger des algues tous les jours a un impact planète bien réel. Cette demande oriente les investissements mondiaux. Elle envoie un signal économique aux producteurs, aux distributeurs, aux institutions financières : la filière algues est viable, traçable, certifiable.

L'alternative, si personne n'achète d'algues ou si tout le monde se contente d'acheter les moins chères sans regarder leur origine, c'est une industrie qui se développe n'importe comment — avec les risques de pollution, de surexploitation des écosystèmes marins et de conditions de travail désastreuses que ça implique.

Votre wakamé bio certifié dans votre assiette ce soir est directement connecté à cette dynamique mondiale. C'est peut-être le chemin le plus concret que vous puissiez emprunter pour contribuer aux algues et objectifs développement durable ONU — sans changer radicalement votre mode de vie, juste en intégrant ces superaliments de la mer alliés de votre santé dans votre quotidien alimentaire.

▶️ Reportage à Roscoff et chez Bretalg en Bretagne, à la découverte de la filière d'algues fraîches

Pourquoi choisir des algues traçables et certifiées bio fait une vraie différence

Voici ce qu'on nous dit parfois : "Les algues bio, c'est plus cher." C'est vrai. Et voici pourquoi c'est le prix d'une chose importante.

Choisir des algues bio certifiées — Ecocert dans notre cas — c'est choisir une filière qui cultive sans pesticides ni engrais de synthèse. C'est soutenir des producteurs qui respectent les quotas de récolte et préservent la biodiversité marine. C'est garantir une densité nutritionnelle que peu d'aliments égalent, parce qu'une algue cultivée ou récoltée dans des conditions optimales contient effectivement les minéraux, les protéines et les micronutriments que les études lui attribuent.

Concrètement, voici ce que la certification bio et la traçabilité signifient pour les algues :

  • Une zone de récolte ou de culture identifiée et contrôlée
  • Des pratiques de récolte qui laissent les populations marines se régénérer
  • Aucun pesticide, aucun herbicide, aucun agent de blanchiment chimique dans le traitement
  • Des analyses régulières sur les métaux lourds, les contaminants marins et la charge microbienne
  • Une rémunération équitable des récolteurs et producteurs

Notre engagement, depuis 18 ans, c'est que chaque algue qui arrive chez vous a un nom, une origine, un producteur que nous connaissons. Commencer par la spiruline, c'est l'engagement le plus simple et le plus puissant que vous puissiez faire en ce sens.

Ce n'est pas du marketing. C'est la conviction fondatrice qui nous a amenés à créer Biovie, et c'est précisément ce que la Global Seaweed Coalition promeut à l'échelle mondiale. Nous sommes fiers d'en faire partie.

Voici ce que nos clients disent de leur expérience avec nos algues :

"Je commande principalement des algues, mais aussi des épices, du plasma marin et petits accessoires. Je suis entièrement satisfaite de la qualité des algues et toujours impressionnée par la rapidité de livraison. Excellent rapport qualité-prix qui me fait commander régulièrement." — Julie F. ⭐⭐⭐⭐⭐ (Trustpilot)

"Cliente fidèle de Biovie depuis des années, je ne trouve certains produits que chez eux : les algues fraîches en grande quantité à prix abordable notamment." — Laure ⭐⭐⭐⭐⭐ (Trustpilot)

"Depuis que j'ai découvert Biovie, je suis impressionné par le sérieux et l'engagement de cette enseigne. Grâce à Éric Viard et sa newsletter, je reçois régulièrement des informations de grande qualité sur la provenance des produits et leur traçabilité." — Fabien Sarna ⭐⭐⭐⭐⭐ (Trustpilot)

Découvrez notre sélection d'algues marines bio certifiées — chaque achat soutient une filière mondiale responsable →

▶️ Episode 3 : 5 aliments vivants indispensables pour démarrer

Vous souhaitez en savoir plus sur les bienfaits des algues au quotidien ? Découvrez le livre « Algues au Quotidien » d'Éric Viard (Gallimard, 2024)

Comment votre consommation d'algues bio devient un acte politique et planétaire ?

FAQ — Vos questions sur la Global Seaweed Coalition et les algues durables

Qu'est-ce que la Global Seaweed Coalition et qui la dirige ?

La Global Seaweed Coalition (GSC) est un partenariat mondial co-fondé par la Lloyd's Register Foundation, le Pacte Mondial des Nations Unies et le CNRS français. Elle rassemble en 2026 près de 2 000 acteurs de la filière algues dans le monde — producteurs, chercheurs, entreprises, ONG — avec pour mission de développer l'industrie mondiale des algues de façon sûre et durable. Elle est étroitement liée à l'Initiative mondiale ONU sur les algues (UNGSI), co-pilotée par la France, Madagascar et l'Indonésie depuis 2025.

Pourquoi les algues sont-elles présentées comme une solution alimentaire mondiale ?

Les algues marines sont uniques parmi les ressources alimentaires : elles ne nécessitent ni terre agricole, ni eau douce, ni engrais chimiques. Elles captent du CO₂, réoxygènent les océans et peuvent contribuer à la sécurité alimentaire mondiale. Les Nations Unies estiment que la production mondiale d'algues pourrait être multipliée par 15 d'ici 2050, générant 150 millions d'emplois et fournissant des protéines à des populations entières. C'est pourquoi la FAO, l'UNCTAD, la Banque mondiale et le CNRS s'y engagent activement.

Pourquoi Biovie a-t-il rejoint la Global Seaweed Coalition ?

Biovie a rejoint la Global Seaweed Coalition en cohérence avec ses plus de 10 ans d'engagement pour des algues bio traçables et certifiées. Pour Éric Viard, fondateur de Biovie, consommateur personnel d'algues quotidiennement depuis 2001, et auteur du livre "Algues au Quotidien" (Gallimard, 2024), cette adhésion prolonge naturellement une conviction fondatrice : les algues ne sont pas juste un superaliment, elles sont un outil de transformation alimentaire mondiale. La coalition offre à Biovie un réseau d'experts, de chercheurs et d'institutions pour rester à la pointe des standards de sécurité et de durabilité.

Est-ce que manger des algues bio aide vraiment la planète ?

Oui, à plusieurs niveaux. En choisissant des algues bio certifiées (Ecocert), vous soutenez une filière qui cultive sans pesticides ni engrais de synthèse, préserve la biodiversité marine et rémunère dignement les producteurs. À l'échelle systémique, la demande des consommateurs conscients envoie un signal économique clair : cela oriente les investissements mondiaux vers des modes de production durables plutôt que vers des cultures terrestres à fort impact carbone. Le marché mondial des algues a déjà triplé en 20 ans — chaque achat contribue à cette dynamique.

La France joue-t-elle un rôle important dans le développement mondial des algues ?

Oui, et c'est peu connu. La France est l'un des trois États fondateurs de l'Initiative mondiale ONU sur les algues (UNGSI), lancée en 2025, aux côtés de Madagascar et de l'Indonésie. Le CNRS, notamment via la Station Biologique de Roscoff en Bretagne, est co-fondateur de la Global Seaweed Coalition et en assure la direction scientifique. La France est ainsi à la fois territoire de production, pôle scientifique mondial et acteur diplomatique clé du développement des algues comme solution alimentaire.


Mise à jour : avril 2026. Article validé par Éric Viard, fondateur de Biovie et ingénieur ISTOM, co-auteur de « Algues au quotidien » (Gallimard, 2024) — Meilleur livre de cuisine au monde, Gourmand Cookbook Awards 2025, et Meilleur livre de cuisine de France, Académie Nationale de Cuisine 2025.

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