Si vous me suivez depuis un moment sur le blog, vous savez que chez Biovie, nous défendons depuis 2007 une vision de l'alimentation centrée sur le vivant, le végétal et la prévention. Alors quand je suis tombé sur le documentaire How Not to Die du Dr Michael Greger, traduit en français sous le titre Comment ne pas mourir, ça a été un véritable choc. Pas parce que le contenu m'était totalement étranger, loin de là, mais parce que ce médecin américain avait réussi à compiler en un seul ouvrage ce que nous observions intuitivement depuis des années : l'alimentation végétale, riche et vivante, est probablement l'outil de prévention le plus puissant dont nous disposions.
Et franchement, quand on regarde les chiffres, ça donne le vertige. Selon l'étude Global Burden of Disease, la plus vaste étude des facteurs de risque jamais conduite dans l'histoire de la médecine, la première cause de mortalité aux États-Unis n'est ni le tabac, ni l'alcool, ni la sédentarité : c'est l'alimentation (Murray et al., 2013 ; Lozano et al., 2012). Le tabac tue environ 500 000 Américains chaque année, mais l'alimentation en tue davantage. En France, nous ne sommes pas épargnés : les maladies cardiovasculaires et les cancers, largement influencés par nos choix alimentaires, restent nos premières causes de décès (Santé publique France, 2023).
Concrètement, ce que le Dr Greger propose dans cet ouvrage monumental, c'est de passer en revue les quinze premières causes de mortalité, et de montrer, études scientifiques à l'appui, comment une alimentation à dominante végétale peut contribuer à réduire significativement le risque de chacune d'entre elles. Pas un régime miracle, pas une lubie de plus, mais un travail de synthèse de milliers d'études publiées dans les revues scientifiques les plus rigoureuses au monde.
Je vous propose dans cet article de vous partager l'essentiel de ce livre et du documentaire sorti en février 2026 et en quoi ces enseignements résonnent profondément avec ce que nous faisons chez Biovie, et surtout comment vous pouvez commencer à appliquer ces principes dès aujourd'hui, même si on est pas alignés à 100% sur les recommandations, notamment les céréales et les légumineuses non germées.
Qui est le Dr Michael Greger ?
Le Dr Michael Greger est médecin (MD), diplômé de la Tufts University School of Medicine, conférencier international et fondateur du site à but non lucratif NutritionFacts.org. Ce qui est remarquable chez lui, c'est qu'il ne vend rien. Littéralement. Son site est gratuit, sans publicité, sans sponsoring d'entreprise. L'intégralité des revenus de ses livres est reversée à des associations caritatives (Greger, 2015).
Ce qui rend son travail unique, c'est sa méthodologie : chaque année, il lit et analyse l'intégralité des publications de toutes les revues scientifiques de langue anglaise en nutrition. Oui, toutes. Et il en extrait les résultats les plus significatifs sous forme de courtes vidéos et d'articles qu'il publie quotidiennement. C'est un travail titanesque de veille scientifique que personne d'autre ne fait à cette échelle.
Son engagement personnel remonte à une histoire familiale profondément émouvante. Sa grand-mère, Frances Greger, avait été diagnostiquée en phase terminale d'une maladie cardiaque à l'âge de 65 ans. Condamnée à un fauteuil roulant, souffrant de douleurs thoraciques invalidantes, les médecins avaient abandonné tout espoir. En désespoir de cause, elle a rejoint le programme de Nathan Pritikin, l'un des pionniers de la médecine du mode de vie, qui lui a prescrit un régime végétal complet associé à un programme d'exercice progressif. En trois semaines, elle marchait à nouveau. Elle a finalement vécu jusqu'à 96 ans, soit 31 années de plus que ce que la médecine conventionnelle lui avait accordé (Greger, 2015 ; Pritikin & McGrady, 1979).
Cette histoire a déterminé la vocation du Dr Greger. Et quand j'y repense, chez Biovie, notre propre parcours a démarré d'une conviction similaire : celle que l'alimentation a un pouvoir immense, souvent sous-estimé par le corps médical, sur notre état de santé.
Les révélations clés de How not to die
L'alimentation : première cause de mortalité, dernière préoccupation médicale
C'est probablement le constat le plus troublant du livre. Le Dr Greger cite une donnée hallucinante : dans les études de type NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) et dans l'étude Global Burden of Disease impliquant plus de 500 chercheurs de plus de 300 institutions dans 188 pays, la conclusion est sans appel : l'alimentation est le facteur de risque numéro un de décès prématuré dans les pays occidentaux (GBD 2017 Diet Collaborators, 2019).
Et pourtant, combien de médecins parlent réellement d'alimentation à leurs patients ? La réponse est accablante. Une étude publiée dans le Journal of Biomedical Education a montré que le médecin moyen ne reçoit que quatre heures de formation en nutrition par an au cours de ses quatre années d'études médicales (Adams et al., 2006). Et la formation en nutrition du cardiologue moyen durant ses quatre années de spécialisation ? Zéro heure (Devries et al., 2014).
Pour ma part, en tant qu'ingénieur agronome de formation, j'ai toujours été frappé par cette déconnexion. Chez Biovie, quand nous expliquons le rôle central de l'alimentation sur la santé, nous ne faisons finalement que transmettre ce que la science nous dit depuis des décennies. Et ce que le Dr Greger documente de manière exhaustive.
Les maladies cardiaques : une épidémie réversible
Le cœur du livre, si j'ose dire, concerne les maladies cardiovasculaires. Et la thèse du Dr Greger s'appuie sur des données que je trouve absolument fascinantes.
Imaginez un instant : des chercheurs ont réalisé plus de 1 400 autopsies dans un hôpital rural en Ouganda, sur des patients africains dont l'alimentation était essentiellement composée de maïs, haricots, légumes, fruits et verdure. Sur ces 1 400 autopsies, ils n'ont trouvé qu'un seul cas d'infarctus du myocarde, et encore, il s'agissait d'un ancien infarctus cicatrisé qui n'était pas la cause du décès. En comparaison, sur un nombre équivalent d'autopsies de patients américains du même âge à Saint-Louis, Missouri, on trouvait plus de 136 infarctus. Plus de cent fois plus (Shaper & Jones, 1959 ; Beker et al., 1973).
Ce n'est pas une question de génétique. Les chercheurs l'ont vérifié. Et ce n'est pas parce que ces populations africaines mouraient trop jeunes pour développer des maladies cardiaques. Ce sont des comparaisons ajustées par tranche d'âge.
Le Dr Dean Ornish, dont les travaux sont largement cités par Greger, a publié en 1990 dans The Lancet la première étude démontrant par angiographie quantitative que les maladies coronariennes pouvaient être inversées, pas seulement ralenties, inversées, par un changement alimentaire vers une alimentation végétale complète, sans médicaments, sans chirurgie (Ornish et al., 1990). Et les résultats étaient visibles dès trois semaines.
Franchement, quand vous réalisez que notre première cause de mortalité est une maladie potentiellement réversible par l'alimentation, ça change la perspective. Pas pour culpabiliser, jamais, mais pour réaliser le pouvoir que nous avons dans nos assiettes.
L'athérosclérose commence à l'enfance
Autre donnée qui m'a profondément marqué : l'athérosclérose, le durcissement des artères, n'est pas une maladie de la vieillesse. Les études autopsiques conduites sur de jeunes Américains ont montré que dès l'âge de 10 ans, la quasi-totalité des enfants élevés avec l'alimentation standard américaine présentaient déjà des stries lipidiques dans leurs artères, le premier stade de la maladie (Berenson et al., 1998 ; Strong et al., 1999 — Pathobiological Determinants of Atherosclerosis in Youth Study). Ces stries se transforment en plaques dans la vingtaine, s'aggravent dans la trentaine, et commencent à tuer dans la quarantaine et au-delà.
La question n'est donc pas de savoir s'il faut manger sainement pour prévenir les maladies cardiaques. La question est de savoir si l'on veut inverser celles qu'on a probablement déjà.
L'hypertension : une fatalité ? Non.
Le Dr Greger rapporte des données fascinantes sur la tension artérielle. Dans les populations rurales kényanes, dont l'alimentation est essentiellement végétale (maïs, haricots, légumes, fruits, verdure), la tension artérielle diminue avec l'âge au lieu d'augmenter. Et parmi 1 800 patients admis dans un hôpital rural kényan sur deux ans, pas un seul cas d'hypertension n'a été documenté (Donnison, 1929 ; Poulter et al., 1990).
Dans le monde occidental, la seule population atteignant en moyenne la tension artérielle idéale de 110/70 mmHg est celle des personnes suivant une alimentation strictement végétale. C'est ce que montre la plus vaste étude jamais conduite sur les populations végétariennes, l'Adventist Health Study-2, qui a suivi 89 000 participants en Californie (Le & Sabaté, 2014 ; Yokoyama et al., 2014). Et la diminution de tension est progressive : les semi-végétariens font mieux que les omnivores, les pesco-végétariens font mieux que les semi-végétariens, les végétariens font mieux que les pesco-végétariens, et les végétaliens arrivent en tête avec une tension moyenne parfaite de 110/65 mmHg.
Ces résultats sont reproductibles expérimentalement. Si l'on prend des végétariens et qu'on leur fait manger de la viande, leur tension monte. Si l'on prend des omnivores et qu'on retire la viande de leur alimentation, leur tension baisse en sept jours (Rouse et al., 1983 ; Margetts et al., 1986). En sept jours. Et la majorité des participants ont dû réduire ou arrêter leurs médicaments antihypertenseurs pour éviter que leur tension ne baisse trop.
Le diabète de type 2 : 16 jours pour changer
L'une des études les plus spectaculaires citées par le Dr Greger concerne le diabète de type 2. Dès les années 1930, un groupe de diabétiques mis sous alimentation végétale a vu un quart de ses membres pouvoir arrêter l'insuline (Kempner, 1958). Mais c'est l'étude de 1979 qui est la plus marquante : des patients diabétiques de longue date, s'injectant en moyenne 20 unités d'insuline par jour, ont été placés sous une alimentation végétale complète riche en fibres. En 16 jours seulement, la moitié d'entre eux avaient pu arrêter totalement l'insuline. Pas au bout de six mois, pas au bout d'un an. En 16 jours (Anderson & Ward, 1979 ; Barnard et al., 2006).
Et leur cholestérol avait chuté sous la barre des 150 mg/dL en parallèle. La puissance du végétal, documentée scientifiquement.
Bien sûr, ces résultats ne concernent pas tous les diabétiques, et il ne s'agit pas de remplacer un suivi médical par un changement alimentaire sans accompagnement. Mais ils illustrent le potentiel immense de l'alimentation à dominante végétale, et c'est exactement ce que les secrets de longévité des zones bleues nous confirment : les populations qui vivent le plus longtemps en bonne santé mangent essentiellement des végétaux.

L'alimentation végétale et le cancer : des pistes scientifiques solides
Le Dr T. Colin Campbell, professeur émérite de biochimie à Cornell University et cité dans le documentaire, a conduit certaines des expériences les plus marquantes de l'histoire de la recherche sur le cancer et la nutrition. Ses travaux, publiés notamment dans The China Study, ont montré qu'il était possible, en laboratoire, d'activer et de désactiver la croissance tumorale simplement en modulant le niveau de protéines animales dans l'alimentation des sujets d'étude (Campbell & Campbell, 2005 ; Youngman & Campbell, 1992).
Ce que le Dr Greger ajoute, c'est un mécanisme fascinant : nos cellules possèdent des « récepteurs de mort » (death receptors) qui déclenchent leur auto-destruction programmée (apoptose) lorsqu'elles deviennent défectueuses. Les cellules cancéreuses désactivent ces récepteurs pour continuer à proliférer. Or, certains composés issus des légumes crucifères, comme le sulforaphane présent dans le brocoli, sont capables de réactiver sélectivement ces récepteurs de mort dans les cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules saines (Pledgie-Tracy et al., 2007 ; Singh et al., 2004).
C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles nous proposons chez Biovie des graines germées de brocoli : la germination multiplie considérablement la concentration en sulforaphane par rapport au brocoli mature (Fahey et al., 1997 — Proceedings of the National Academy of Sciences). Pour en savoir plus sur la puissance nutritionnelle des graines germées, je vous invite à lire notre article dédié.
Le parallèle tabac-alimentation : une comparaison qui fait réfléchir
L'un des passages les plus percutants du documentaire est la mise en parallèle entre la situation actuelle de l'alimentation et celle du tabac dans les années 1950. Le Dr Greger rappelle qu'à cette époque, les médecins fumaient, les publicités vantaient les bienfaits de la cigarette pour la santé, et les médecins prescrivaient littéralement des cigarettes. Les études existaient pourtant : dès 1958, l'Adventist Health Study de Californie montrait que les non-fumeurs avaient au moins 90 % de cancers du poumon en moins (Wynder & Graham, 1950 ; Lemon et al., 1964).
Il a fallu plus de 7 000 études scientifiques et plus de 25 ans pour que le premier rapport du Surgeon General contre le tabac soit publié en 1964. Et même après cela, l'American Medical Association a officiellement refusé de l'endorser. Pourquoi ? Peut-être parce qu'elle venait de recevoir un chèque de 10 millions de dollars de l'industrie du tabac (Brandt, 2007).
Aujourd'hui, nous vivons exactement la même situation avec l'alimentation. La science est là. Des milliers d'études existent. Mais les recommandations officielles restent timides, les conflits d'intérêts sont omniprésents, et les lobbies agroalimentaires utilisent exactement les mêmes tactiques que celles de l'industrie du tabac : financer des études contradictoires, semer le doute, payer les mêmes consultants scientifiques (Nestle, 2015 ; Kearns et al., 2016 — JAMA Internal Medicine).
Le Dr Greger le dit clairement : en attendant que la société rattrape la science, nous devons prendre la responsabilité de notre propre santé. Et chez Biovie, c'est exactement ce que nous essayons de faciliter depuis 18 ans.
Le Daily Dozen : le protocole alimentaire quotidien du Dr Greger
La seconde partie de How Not to Die (livre) est peut-être la plus pratique. Le Dr Greger y présente son système du « Daily Dozen » (les Douze Quotidiens), une check-list de douze catégories d'aliments à consommer chaque jour pour optimiser sa santé. Ce n'est pas un régime restrictif, c'est une approche additive : on ne se concentre pas sur ce qu'il faut retirer, mais sur ce qu'il faut ajouter.
Et c'est là que ça devient vraiment intéressant pour nous, parce qu'en regardant cette liste, je me suis rendu compte qu'elle peut correspondre assez globalement (même si les algues manquent vraiment cruellement à l'appel) à ce que nous proposons chez Biovie depuis des années. Pour les céréales et légumineuses, je pe,nse que c'est un manque de recul et d'études sur la germination préalable qui manque à l'appel. Voici les douze catégories avec les portions quotidiennes recommandées par le Dr Greger.
- Légumineuses — 3 portions par jour : haricots, lentilles, pois. Chez Biovie, on passe un cran au dessus par rapport aux solutions avec cuisson : nos graines à germer de pois vert et fenugrec cochent exactement cette case, avec en bonus la multiplication enzymatique liée à la germination.
- Baies — 1 portion par jour : myrtilles, framboises, açaï. Notre açaï sauvage lyophilisé et nos baies de goji bio sont parfaitement alignés avec cette recommandation.
- Autres fruits — 3 portions par jour : fruits frais et séchés. Nos fruits lyophilisés conservent l'essentiel des nutriments sans les inconvénients de la cuisson.
- Légumes verts — 2 portions par jour : épinards, kale, roquette. Nos pousses de tournesol, graines germées de roquette et notre herbe d'orge bio répondent à ce besoin avec une densité nutritionnelle exceptionnelle.
- Crucifères — 1 portion par jour : brocoli, chou, cresson. Nos graines germées de brocoli, riches en sulforaphane (Fahey et al., 1997), et nos graines de cresson germé sont une réponse directe.
- Autres légumes — 2 portions par jour : toute la diversité du monde végétal. Nos graines germées variées offrent un éventail nutritionnel remarquable.
- Graines de lin — 1 cuillère à soupe par jour : le Dr Greger considère les graines de lin moulues comme l'un des aliments les plus importants pour la santé. Nous proposons l'huile de lin première pression à froid.
- Noix et graines — 1 portion par jour : noix, amandes, graines de chanvre. Nos noix du Brésil, noix de cajou crues, graines de chanvre et notre purée de souchet s'inscrivent parfaitement dans cette recommandation.
- Épices — curcuma quotidien en priorité. Le Dr Greger consacre une section entière au curcuma et à ses propriétés remarquables (Aggarwal & Harikumar, 2009). Nous proposons du curcuma bio cru de haute qualité.
- Céréales complètes — 3 portions par jour. Là on est moins fans et alignés, mais nos flocons de souchet est une d'excellente option. A quand des études incluant les céréales germées ?
- Boissons — 5 verres par jour minimum : eau, thé vert, tisanes. L'eau filtrée par notre Ecofiltro, qui fonctionne sans électricité et sans cartouche plastique, est selon moi l'une des meilleures façons de s'hydrater.
- Exercice — 1 séance quotidienne : 90 minutes d'exercice modéré ou 40 minutes d'exercice intense. Le Dr Greger considère l'exercice comme un aliment à part entière.
En complément de ces douze catégories, certains superaliments sont particulièrement recommandés dans le cadre d'une alimentation végétale équilibrée. La spiruline bio, par exemple, est souvent citée pour sa richesse en fer biodisponible et en protéines complètes. La chlorelle contribue à soutenir les fonctions naturelles d'élimination de l'organisme grâce à sa chlorophylle. Et les algues marines (wakamé, kombu, nori, dulse), que nous connaissons particulièrement bien puisque nous avons publié Algues au quotidien aux éditions Gallimard, primé meilleur livre de cuisine au monde aux Gourmand Cookbook Awards 2025, apportent l'iode et les minéraux qui peuvent manquer dans une alimentation exclusivement végétale. Pour en savoir plus sur les bienfaits détox de la chlorelle ou comment intégrer la spiruline au quotidien, je vous invite à consulter nos guides dédiés.
Appliquer le Daily Dozen en France : comment on fait concrètement ?
Bon, tout ça c'est très bien sur le papier. Mais concrètement, quand on vit en France, qu'on a un emploi du temps chargé, une famille à nourrir, et qu'on n'a pas forcément envie de devenir végétalien du jour au lendemain, comment on fait ?
Pour ma part, avec Aurélie, nous n'avons jamais adopté une approche dogmatique. Ce que nous prônons, et ce qui est d'ailleurs parfaitement aligné avec les recommandations du Dr Greger, c'est d'ajouter plutôt que de retirer. Commencez par ajouter un smoothie vert le matin avec de l'herbe d'orge et des fruits. Ajoutez des graines germées dans vos salades et sur vos plats. Remplacez un repas par semaine par un repas entièrement végétal. C'est progressif, c'est durable, et c'est exactement comme ça que nous avons commencé avec Aurélie il y a près de vingt ans.
Voici quelques premiers pas concrets :
- Le matin : un smoothie vert (banane, épinards, herbe d'orge bio, graines de lin moulues, quelques baies). Ça couvre déjà 4 catégories du Daily Dozen en un seul geste.
- Au déjeuner : ajoutez une poignée de graines germées ainsi que des algues en flocons sur votre plat, quelle que soit sa composition. Les graines germées sont de véritables concentrés enzymatiques et nutritionnels. Notre article sur les bienfaits d'une alimentation vivante vous donnera des idées concrètes.
- En en-cas : des noix du Brésil (2-3 par jour suffisent pour couvrir vos besoins en sélénium), quelques amandes activées, un fruit frais.
- Au dîner : une soupe crue, un curry de lentilles germées, un Buddha bowl avec du quinoa germé. Et une pincée de curcuma dans vos plats, systématiquement.
- Hydratation : de l'eau filtrée tout au long de la journée. Si vous ne l'avez pas encore fait, renseignez-vous sur notre fontaine Ecofiltro : c'est un système de filtration low tech en terre cuite qui fonctionne par gravité, sans plastique, sans électricité, et qui filtre efficacement les impuretés.
Le Dr Ornish le dit dans le documentaire : « Quand on fait des changements vraiment sains, la plupart des gens se sentent tellement mieux, tellement vite, que cela recadre la raison du changement. On passe de la peur de mourir, qui n'est pas un moteur durable, à la joie et au plaisir de se sentir bien, qui le sont. » Je confirme totalement cette observation.
Pourquoi les médecins ne parlent-ils pas de tout cela ?
C'est la grande question, et le documentaire y consacre une part importante. La réponse est systémique, pas individuelle. Les médecins ne sont pas formés en nutrition. La recherche médicale est massivement financée par l'industrie pharmaceutique. Et il n'existe, parmi les 130 spécialités médicales américaines, aucune spécialité appelée « nutrition » (Eisenberg et al., 2011).
Le Dr Caldwell Esselstyn, chirurgien à la Cleveland Clinic et auteur de travaux pionniers sur la réversion des maladies cardiaques par l'alimentation, résume bien la situation : « Nous sommes formés pour utiliser des médicaments et la chirurgie. Nous sommes remboursés pour utiliser des médicaments et la chirurgie. Alors nous utilisons des médicaments et la chirurgie. » (Esselstyn, 2007).
Le résultat ? Des maladies chroniques qui s'aggravent année après année. Des patients qui prennent de plus en plus de médicaments. Des médecins qui gèrent la progression de la maladie au lieu de traiter sa cause. Comme le dit si bien le Dr Greger : « Les sociétés pharmaceutiques sont plus qu'heureuses de vous vendre un nouveau rouleau de papier absorbant chaque jour pour le reste de votre vie pendant que l'eau continue de couler. » Au lieu d'éponger le sol, il serait peut-être temps de fermer le robinet.
Chez Biovie, c'est notre mission depuis le premier jour. Pas de promettre la guérison, nous n'avons ni le droit ni la prétention de le faire. Mais de rendre accessible l'information scientifique et les produits qui permettent à chacun de prendre en main sa propre santé. C'est d'ailleurs ce que confirment les données sur l'épigénétique qui prouve que vos choix alimentaires comptent.
L'oxyde nitrique : la molécule clé de vos artères
Le Dr Caldwell Esselstyn explique dans le documentaire un mécanisme que je trouve absolument fondamental et que je voulais vous partager ici. L'endothélium, cette fine couche de cellules qui tapisse l'intérieur de toutes nos artères, produit une molécule de gaz appelée oxyde nitrique (NO). Cette molécule est une sorte de super-protecteur de nos vaisseaux sanguins (Furchgott & Zawadzki, 1980 — découverte récompensée par le Prix Nobel de médecine en 1998).
L'oxyde nitrique remplit quatre fonctions essentielles :
- Il maintient les éléments cellulaires du sang en circulation fluide, comme du Teflon plutôt que du Velcro.
- Il est le vasodilatateur le plus puissant du corps : quand vous montez des escaliers, c'est l'oxyde nitrique qui dilate vos artères coronaires et les artères de vos jambes.
- Il empêche les parois artérielles de s'épaissir, de se rigidifier ou de s'enflammer, contribuant ainsi au maintien d'une tension artérielle normale.
- En quantité suffisante, il participe à la protection des artères contre la formation de plaques d'athérome.
Or, les personnes qui développent des maladies cardiovasculaires sont celles dont l'endothélium a été endommagé au fil des décennies par une alimentation riche en graisses saturées et en cholestérol, au point de ne plus produire assez d'oxyde nitrique pour assurer ces fonctions protectrices. La bonne nouvelle : dès qu'on arrête d'agresser l'endothélium, il se régénère et recommence à produire de l'oxyde nitrique en quantité suffisante. D'où la réversibilité observée dans les études d'Ornish et d'Esselstyn (Esselstyn et al., 2014 — Journal of Family Practice).
Les aliments les plus riches en précurseurs d'oxyde nitrique ? Les légumes verts à feuilles, les betteraves, la roquette, les épinards. Autrement dit, exactement les aliments qui constituent la base de l'alimentation vivante que nous promouvons chez Biovie. Les algues marines, et en particulier les algues comme source de protéines complètes, apportent également des composés bioactifs qui soutiennent la santé vasculaire.

Les protéines végétales : un faux problème
L'une des objections les plus fréquentes à l'alimentation végétale est la question des protéines. Le Dr Greger y répond de manière limpide : « les protéines végétales gagnent systématiquement face aux protéines animales dans les études comparatives ». Et les données le confirment. L'étude publiée dans Cell Metabolism en 2014 a montré que les personnes consommant beaucoup de protéines animales avaient 73 fois plus de risque de mourir de diabète et 4 fois plus de risque de mourir de cancer que celles en consommant peu (Levine et al., 2014).
Pour ceux qui se demandent comment couvrir leurs besoins en protéines sans produits animaux, notre article sur les protéines végétales : démêler le vrai du faux répond en détail à cette question. Et pour couvrir vos besoins en fer végétal, je vous recommande notre guide sur le fer végétal : pourquoi les algues surpassent la viande rouge.
L'édition du 10e anniversaire (2025) : ce qui a changé
En décembre 2025, Pan Macmillan a publié une édition spéciale « Tenth Anniversary Edition » de How Not to Die, enrichie de nouvelles données scientifiques accumulées au cours de la dernière décennie. Le Dr Greger y intègre les dernières recherches sur le microbiome intestinal, l'impact de l'alimentation sur les maladies neurodégénératives comme Alzheimer, et les liens de plus en plus documentés entre alimentation et santé mentale.
Le documentaire sorti en février 2026 sur la chaîne NutritionFacts.org vient compléter cette mise à jour en donnant la parole à de nombreux médecins praticiens de la médecine du mode de vie qui partagent des témoignages cliniques saisissants de patients ayant inversé leurs maladies chroniques par le changement alimentaire.
Parmi les données actualisées les plus frappantes : il est maintenant établi que l'athérosclérose cérébrale, l'obstruction des artères du cerveau par les mêmes plaques de cholestérol que celles qui bouchent les artères du cœur, joue un rôle significatif dans le développement de la maladie d'Alzheimer (de la Torre, 2012 ; Yarchoan et al., 2012). Ce qui est bon pour le cœur est aussi bon pour le cerveau. Et ce qui est mauvais pour les artères coronaires l'est aussi pour les artères cérébrales.
Ce que nos clients en disent
Chez Biovie, nous recevons régulièrement des témoignages de clients qui ont transformé leur alimentation et constaté des changements significatifs sur leur vitalité et leur bien-être. Voici quelques retours qui résonnent particulièrement avec les enseignements du Dr Greger :
Siegfried, un de nos clients fidèles, partage : « Depuis que je découvre Biovie et l'alimentation vivante, ma santé s'est transformée. Je me sens plus léger, plus énergique, avec une vraie sérénité au quotidien. Les produits sont d'une qualité exceptionnelle avec un impact positif réel sur le bien-être. » (Trustpilot, 5 étoiles)
Prisca, nutrithérapeute de profession, confirme : « En tant que nutrithérapeute, je recherche constamment des produits bio, éthiques et performants. Depuis plusieurs années, je commande sur Biovie et c'est l'un des rares sites en lequel j'ai une confiance absolue. Les produits sont d'une qualité remarquable, bien sourcés et souvent introuvables ailleurs. » (Trustpilot, 5 étoiles)
Et Jean-Marie, paysan en agriculture biologique : « Paysan en agriculture biologique depuis plus de 10 ans, j'ai rapidement reconnu Biovie comme pionnier en alimentation vivante. Son approche scientifique est un gage de sérieux. » (Trustpilot, 5 étoiles)
Ces témoignages illustrent concrètement ce que le Dr Greger documente dans ses travaux : quand on donne à son corps les bons nutriments, il sait quoi en faire.
La question qui change tout
Pour conclure, je voudrais vous laisser avec la question que pose le Dr Greger à la fin de son documentaire. C'est une question simple, mais elle a le pouvoir de changer une vie.
Imaginez que vous êtes fumeur dans les années 1950. Vous avez accès à la science, vous savez que le tabac est dangereux, mais toute la société, votre médecin, la publicité, vos collègues, vous dit de continuer à fumer. Que faites-vous ? Vous changez, ou vous attendez ?
Maintenant, remplacez « fumeur » par « mangeur de l'alimentation standard occidentale ». Remplacez « années 1950 » par « aujourd'hui ». La science est là. Les données sont écrasantes. L'alimentation est la première cause de mortalité dans nos pays. Et pourtant, la majorité d'entre nous continue à manger comme si ces données n'existaient pas.
Le Dr Kim Williams, ancien président de l'American College of Cardiology, a résumé tout cela en une phrase que j'adore : « Il y a deux types de cardiologues : ceux qui sont végétaliens, et ceux qui n'ont pas encore lu la littérature scientifique. »
Chez Biovie, nous ne prétendons pas détenir la vérité absolue. Mais ce que nous faisons depuis 2007 c'est rendre accessibles les aliments, les superaliments, les algues, les graines germées, les enzymes, et l'information qui permettent à chacun de prendre sa santé en main. Le Dr Greger nous confirme que nous sommes sur la bonne voie. Et franchement, ça fait du bien.
Voilà, cet article n'est bien sûr qu'un pâle résumé de ce que contient How Not to Die. Je vous encourage vivement à lire le livre, disponible en français sous le titre "comment ne pas mourir" en poche, ou à visionner le documentaire en haut de l'article. C'est un investissement d'une heure 15 minutes qui peut littéralement changer votre vie.
Et si vous voulez commencer dès aujourd'hui, découvrez notre sélection de superaliments bio pour mettre en pratique les recommandations du Dr Greger. Pour découvrir l'alimentation vivante ou faire vos premiers pas vers l'alimentation vivante, nos guides sont là pour vous accompagner.
Prenez soin de vous. Et surtout, n'attendez pas. Votre corps est prêt à guérir si vous lui en donnez l'occasion.
Questions fréquentes
De quoi parle le livre How Not to Die du Dr Greger ?
How Not to Die du Dr Michael Greger passe en revue les quinze premières causes de mortalité dans les pays occidentaux et montre, études scientifiques à l'appui, comment une alimentation à dominante végétale peut contribuer à réduire significativement le risque de chacune d'entre elles. Le livre propose également le Daily Dozen, une check-list de douze catégories d'aliments à consommer chaque jour.
Qu'est-ce que le Daily Dozen du Dr Greger ?
Le Daily Dozen est un système de douze catégories d'aliments à consommer quotidiennement : légumineuses (3 portions), baies (1 portion), autres fruits (3 portions), légumes verts (2 portions), crucifères (1 portion), autres légumes (2 portions), graines de lin (1 cuillère à soupe), noix et graines (1 portion), épices dont curcuma, céréales complètes (3 portions), boissons (5 verres), et exercice physique quotidien.
Les maladies cardiaques sont-elles réversibles par l'alimentation ?
Selon les travaux du Dr Dean Ornish publiés dans The Lancet en 1990, les maladies coronariennes peuvent être inversées par un changement alimentaire vers une alimentation végétale complète. Les résultats étaient visibles dès trois semaines par angiographie quantitative, sans médicaments ni chirurgie.
Pourquoi les médecins ne parlent-ils pas de nutrition à leurs patients ?
Les médecins reçoivent en moyenne seulement quatre heures de formation en nutrition par an durant leurs quatre années d'études médicales. Les cardiologues ne reçoivent aucune heure de formation en nutrition durant leur spécialisation. Le système médical est structuré autour des médicaments et de la chirurgie, pas de la prévention nutritionnelle.
Comment commencer à appliquer les principes du Dr Greger au quotidien ?
L'approche recommandée est additive plutôt que restrictive : ajoutez un smoothie vert le matin (herbe d'orge, fruits, graines de lin), des graines germées sur vos plats au déjeuner, des noix en en-cas, et intégrez progressivement plus de légumineuses et de légumes verts à vos repas. Il ne s'agit pas de devenir végétalien du jour au lendemain mais d'enrichir progressivement son alimentation.
Quel est le lien entre alimentation et cancer selon le Dr Greger ?
Les travaux de T. Colin Campbell et ceux cités par le Dr Greger montrent que certains composés issus des légumes crucifères, comme le sulforaphane du brocoli germé, sont capables de réactiver les récepteurs de mort cellulaire dans les cellules cancéreuses. La germination multiplie considérablement la concentration en sulforaphane par rapport au brocoli mature.
Qu'est-ce que l'oxyde nitrique et pourquoi est-il important ?
L'oxyde nitrique (NO) est une molécule produite par l'endothélium de nos artères, récompensée par le Prix Nobel de médecine en 1998. Elle maintient la fluidité sanguine, dilate les artères, empêche l'épaississement des parois artérielles et participe à la protection contre les plaques d'athérome. Les légumes verts à feuilles, les betteraves et la roquette sont les aliments les plus riches en précurseurs d'oxyde nitrique.
Références bibliographiques
- Adams, K. M., Kohlmeier, M., & Zeisel, S. H. (2006). Nutrition education in U.S. medical schools: latest update of a national survey. Academic Medicine, 81(11), 941-947. DOI · PubMed
- Aggarwal, B. B., & Harikumar, K. B. (2009). Potential therapeutic effects of curcumin, the anti-inflammatory agent. The International Journal of Biochemistry & Cell Biology, 41(1), 40-59. DOI · PubMed
- Anderson, J. W., & Ward, K. (1979). High-carbohydrate, high-fiber diets for insulin-treated men with diabetes mellitus. The American Journal of Clinical Nutrition, 32(11), 2312-2321. DOI · PubMed
- Barnard, N. D., Cohen, J., Jenkins, D. J. A., et al. (2006). A low-fat vegan diet improves glycemic control and cardiovascular risk factors in a randomized clinical trial in individuals with type 2 diabetes. Diabetes Care, 29(8), 1777-1783. DOI · PubMed
- Beker, B. J., Seftel, H. C., Uys, C. J., & Walker, A. R. P. (1973). Ischaemic heart disease in Africans. South African Medical Journal, 47, 1847-1850. PubMed
- Berenson, G. S., Srinivasan, S. R., Bao, W., et al. (1998). Association between multiple cardiovascular risk factors and atherosclerosis in children and young adults. The New England Journal of Medicine, 338(23), 1650-1656. DOI · PubMed
- Brandt, A. M. (2007). The Cigarette Century: The Rise, Fall, and Deadly Persistence of the Product That Defined America. New York: Basic Books.
- Campbell, T. C., & Campbell, T. M. (2005). The China Study. Dallas: BenBella Books. Site officiel
- de la Torre, J. C. (2012). Cerebral hemodynamics and vascular risk factors: setting the stage for Alzheimer's disease. Journal of Alzheimer's Disease, 32(3), 553-567. DOI · PubMed
- Devries, S., Agatston, A., Aggarwal, M., et al. (2014). A deficiency of nutrition education and practice in cardiology. The American Journal of Medicine, 127(9), 804-806. DOI · PubMed
- Donnison, C. P. (1929). Blood pressure in the African native: its bearing upon the aetiology of hyperpiesia and arteriosclerosis. The Lancet, 213(5497), 6-7. DOI
- Eisenberg, D. M., Myrdal Miller, A., McManus, K., et al. (2013). Enhancing medical education to address obesity. JAMA Internal Medicine, 173(6), 470-472. DOI · PubMed
- Esselstyn, C. B. (2007). Prevent and Reverse Heart Disease. New York: Avery. Éditeur
- Esselstyn, C. B., Gendy, G., Doyle, J., Golubic, M., & Roizen, M. F. (2014). A way to reverse CAD? Journal of Family Practice, 63(7), 356-364. PubMed
- Fahey, J. W., Zhang, Y., & Talalay, P. (1997). Broccoli sprouts: an exceptionally rich source of inducers of enzymes that protect against chemical carcinogens. Proceedings of the National Academy of Sciences, 94(19), 10367-10372. DOI · PubMed · PMC
- Furchgott, R. F., & Zawadzki, J. V. (1980). The obligatory role of endothelial cells in the relaxation of arterial smooth muscle by acetylcholine. Nature, 288, 373-376. DOI · PubMed
- GBD 2017 Diet Collaborators (2019). Health effects of dietary risks in 195 countries, 1990-2017: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. The Lancet, 393(10184), 1958-1972. DOI · PubMed · PMC
- Greger, M. (2015). How Not to Die: Discover the Foods Scientifically Proven to Prevent and Reverse Disease. New York: Flatiron Books. Site officiel
- Kearns, C. E., Schmidt, L. A., & Glantz, S. A. (2016). Sugar industry and coronary heart disease research: a historical analysis of internal industry documents. JAMA Internal Medicine, 176(11), 1680-1685. DOI · PubMed · PMC
- Kempner, W. (1958). Treatment of hypertensive vascular disease with rice diet. The American Journal of Medicine, 4(4), 545-577. DOI · PubMed
- Le, L. T., & Sabaté, J. (2014). Beyond meatless, the health effects of vegan diets: findings from the Adventist cohorts. Nutrients, 6(6), 2131-2147. DOI · PubMed · PMC
- Lemon, F. R., Walden, R. T., & Woods, R. W. (1964). Cancer of the lung and mouth in Seventh-Day Adventists. Cancer, 17(4), 486-497. PubMed
- Levine, M. E., Suarez, J. A., Brandhorst, S., et al. (2014). Low protein intake is associated with a major reduction in IGF-1, cancer, and overall mortality in the 65 and younger but not older population. Cell Metabolism, 19(3), 407-417. DOI · PubMed · PMC
- Lozano, R., Naghavi, M., Foreman, K., et al. (2012). Global and regional mortality from 235 causes of death for 20 age groups in 1990 and 2010. The Lancet, 380(9859), 2095-2128. DOI · PubMed
- Margetts, B. M., Beilin, L. J., Vandongen, R., & Stanton, K. G. (1986). Vegetarian diet in mild hypertension: a randomised controlled trial. British Medical Journal, 293(6560), 1468-1471. DOI · PubMed · PMC
- Murray, C. J. L., Abraham, J., Ali, M. K., et al. (2013). The state of US health, 1990-2010: burden of diseases, injuries, and risk factors. JAMA, 310(6), 591-606. DOI · PubMed · PMC
- Nestle, M. (2015). Soda Politics: Taking On Big Soda (And Winning). New York: Oxford University Press. Éditeur
- Ornish, D., Brown, S. E., Scherwitz, L. W., et al. (1990). Can lifestyle changes reverse coronary heart disease? The Lifestyle Heart Trial. The Lancet, 336(8708), 129-133. DOI · PubMed
- Pledgie-Tracy, A., Sobolewski, M. D., & Davidson, N. E. (2007). Sulforaphane induces cell type-specific apoptosis in human breast cancer cell lines. Molecular Cancer Therapeutics, 6(3), 1013-1021. DOI · PubMed
- Poulter, N. R., Khaw, K. T., Hopwood, B. E., et al. (1990). The Kenyan Luo migration study: observations on the initiation of a rise in blood pressure. British Medical Journal, 300(6730), 967-972. DOI · PubMed · PMC
- Pritikin, N., & McGrady, P. M. (1979). The Pritikin Program for Diet and Exercise. New York: Grosset & Dunlap.
- Rouse, I. L., Beilin, L. J., Armstrong, B. K., & Vandongen, R. (1983). Blood-pressure-lowering effect of a vegetarian diet: controlled trial in normotensive subjects. The Lancet, 321(8314), 5-10. DOI · PubMed
- Shaper, A. G., & Jones, K. W. (1959). Serum-cholesterol, diet, and coronary heart-disease in Africans and Asians in Uganda. The Lancet, 274(7102), 534-537. DOI · PubMed
- Singh, S. V., Srivastava, S. K., Choi, S., et al. (2004). Sulforaphane-induced cell death in human prostate cancer cells is initiated by reactive oxygen species. Journal of Biological Chemistry, 279(24), 25167-25174. DOI · PubMed
- Strong, J. P., Malcom, G. T., McMahan, C. A., et al. (1999). Prevalence and extent of atherosclerosis in adolescents and young adults: implications for prevention from the PDAY Study. JAMA, 281(8), 727-735. DOI · PubMed
- Wynder, E. L., & Graham, E. A. (1950). Tobacco smoking as a possible etiologic factor in bronchiogenic carcinoma. JAMA, 143(4), 329-336. DOI · PubMed
- Yarchoan, M., Xie, S. X., Ber, M. A., et al. (2012). Cerebrovascular atherosclerosis correlates with Alzheimer pathology in neurodegenerative dementias. Brain, 135(12), 3749-3756. DOI · PubMed · PMC
- Yokoyama, Y., Nishimura, K., Barnard, N. D., et al. (2014). Vegetarian diets and blood pressure: a meta-analysis. JAMA Internal Medicine, 174(4), 577-587. DOI · PubMed
- Youngman, L. D., & Campbell, T. C. (1992). Inhibition of aflatoxin B1-induced gamma-glutamyl transpeptidase positive (GGT+) hepatic preneoplastic foci and tumors by low protein diets. Carcinogenesis, 13(9), 1607-1613. DOI · PubMed










