RDV le 4 juin à 18h pour notre Live exclusif Algues au Quotidien ! 

Inscriptions ici !
 Les 10 nutriments essentiels pour vegans : tableau complet et sources végétales

Les 10 nutriments essentiels pour vegans : tableau complet et sources végétales

Sommaire

Après des années et des années à accompagner des personnes en transition vers l'alimentation vivante chez Biovie, je constate que la question des nutriments essentiels pour vegans revient systématiquement. Et franchement, je comprends cette inquiétude : près de 42 % des Français hésitent encore à adopter une alimentation végétalienne par peur des carences (Deliveroo & YouGov, 2024). Pourtant, avec les bonnes informations et quelques superaliments bien choisis, un régime vegan bien planifié peut parfaitement couvrir l'ensemble de vos besoins nutritionnels.

Concrètement, seule la vitamine B12 nécessite une supplémentation obligatoire, dans l'attente d'évolutions scientifiques sur les teneurs en B12 des algues. Pour le reste, les algues, les graines germées et quelques huiles végétales suffisent largement à vous apporter ce dont votre corps a besoin. Je vous partage dans cet article notre tableau récapitulatif complet, fruit de nombreuses années d'expérience et de recherches scientifiques validées.

Un récapitulatif des nutriments essentiels

Avant d'entrer dans le détail de chaque nutriment, voici le tableau synthétique que nous avons élaboré avec Aurélie. Il résume les 10 nutriments à surveiller dans une alimentation végétalienne, leur niveau de priorité, les apports journaliers recommandés et les meilleures sources végétales.

Les 10 nutriments essentiels pour l'alimentation vegan :

  • Vitamine B12 — Priorité haute — 2,5 µg/jour (ANSES, 2021) — Supplémentation indispensable à ce jour des connaissances scientifiques, aucune source végétale ne permet de couvrir 100% des besoins. Algues en cours d'évaluation scientifique.
  • Vitamine D — Priorité haute — 15 µg/jour — Exposition solaire, champignons exposés UV, supplémentation
  • Oméga-3 (EPA/DHA) — Priorité haute — 250 mg DHA/jour — Huile de cameline, huile de lin, algues marines (DHA direct)
  • Fer — Priorité haute — 11-16 mg/jour — Spiruline (28-35 mg/100g), lentilles, graines de courge
  • Zinc — Priorité moyenne — 9,3-14 mg/jour — Graines de chanvre, noix de cajou, légumineuses
  • Iode — Priorité moyenne — 150 µg/jour — Wakamé, dulse, nori
  • Calcium — Priorité moyenne — 950 mg/jour — Graines de sésame, chou kale, tofu
  • Sélénium — Priorité moyenne — 70 µg/jour — Noix du Brésil (1-2 noix/jour), champignons
  • Protéines complètes — Priorité de base — 0,83 g/kg/jour — spiruline, chanvre, algues de mer
  • Vitamine B2 — Priorité de base — 1,4-1,6 mg/jour — Amandes, champignons, graines germées

Ce récapitulatif des nutriments essentiels pour vegans vous donne une vision d'ensemble. Maintenant, explorons chaque nutriment en détail pour comprendre pourquoi il est important et comment l'intégrer naturellement à votre alimentation végétalienne équilibrée.

Nutriments essentiels

Vitamine B12 : le nutriment n°1 à surveiller

Pourquoi la B12 est indispensable

Clairement, la vitamine B12 représente le seul nutriment pour lequel il n'existe pas d'alternative naturelle fiable dans le règne végétal permettant de couvrir tous les besoins quotidiens, les teneurs en B12 des algues et microalgues étant toujours débattues à ce jour. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans le fonctionnement normal du système nerveux et contribue à la formation normale des globules rouges (EFSA, 2010). Elle intervient également dans la synthèse de l'ADN et le métabolisme de l'homocystéine, un marqueur de risque cardiovasculaire (Green et al., 2017).
Des découvertes récentes de 2024 (L'étude clinique Huang, publiée en octobre 2024 dans l'European Journal of Nutrition) font état de résultats très encourageants sur la présence de B12 dans la nori. Néanmoins, pour des raisons tout simplement pratiques de cuisineoccidentale et non asiatique, et bien que je recommande fortement la consommationn régulière d'algues, pour leur grands bienfaits nutritionnels, il n'est vraiment pas raisonnable de compter sur cette source pour ses besoins en B12. D'autres études sur les teneurs en B12 dans les algues devraient pouvoir confirmer ces résultats.

Une carence en B12 peut mettre plusieurs années à se manifester, car notre foie stocke cette vitamine — jusqu'à 3 à 5 ans de réserves selon les études (Herbert, 1988). Mais quand les symptômes apparaissent — fatigue profonde, troubles neurologiques, difficultés de concentration, paresthésies — les dégâts peuvent être sérieux et parfois irréversibles sur le plan neurologique. Une méta-analyse publiée dans Clinical Nutrition révèle que jusqu'à 62 % des végétaliens non supplémentés présentent des marqueurs de déficit en B12 (Pawlak et al., 2013).

Sources végétales et supplémentation

En réalité, la supplémentation en B12 n'est pas un aveu d'échec de l'alimentation végétale. C'est simplement une adaptation logique à notre environnement moderne. Historiquement, les êtres humains obtenaient leur B12 via les bactéries présentes dans le sol qu'on retrouvait sur les aliments et l'eau non traitée. Aujourd'hui, notre environnement sanitaire ne le permet plus — et c'est tant mieux pour éviter les contaminations pathogènes.

La dose recommandée par l'ANSES est de 2,5 µg par jour pour les adultes. Vous pouvez opter pour :

  • Une supplémentation quotidienne faible dose (10-25 µg)
  • Une supplémentation hebdomadaire forte dose (2000 µg)
  • Ou deux fois par semaine à dose intermédiaire (1000 µg)

La cyanocobalamine et la méthylcobalamine sont les deux formes les plus courantes. La cyanocobalamine offre une meilleure stabilité et un coût moindre, tandis que la méthylcobalamine est la forme active directement utilisable par l'organisme (Obeid et al., 2015).

La spiruline remplace-t-elle la B12 ?

Oui la spiruline contient de la B12, mais pas forcément dans une forme assimilable, le débat scientifique n'est pas vraiment tranché. C'est une confusion que je rencontre très souvent dans mes échanges avec notre communauté Biovie. La spiruline contient effectivement des molécules qui ressemblent à la B12, appelées « analogues » ou « pseudo-B12 ». Mais, en l'état actuel de la science, ces analogues ne sont pas utilisables par notre organisme et peuvent même interférer avec les tests sanguins, faussant les résultats (Watanabe et al., 2014).

Une étude publiée dans Nutrients a clairement démontré que la spiruline ne peut pas être considérée comme une source fiable de B12 biodisponible pour l'humain (Merchant & Andre, 2001). Cela dit, la spiruline reste un superaliment remarquable pour d'autres nutriments — fer, protéines, bêta-carotène. Elle ne remplace simplement pas la supplémentation en vitamine B12 vegan. J'ai écrit un article qui reprend une recherche récente sur la présence de vitamine B12 dans l'algue Nori.

Fer végétal : optimiser son absorption

Différence entre fer héminique et non héminique

Le fer existe sous deux formes : le fer héminique (présent dans les produits animaux) et le fer non héminique (présent dans les végétaux). Le fer végétal a une biodisponibilité plus faible — environ 2-20 % contre 15-35 % pour le fer animal (Hurrell & Egli, 2010). Mais cette différence peut être largement compensée par quelques astuces simples que je vais vous détailler.

Une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition montre que les végétariens développent des mécanismes d'adaptation qui améliorent l'absorption du fer non héminique au fil du temps (Hunt, 2003). Le corps humain est remarquablement adaptable.

Les meilleures sources végétales de fer

Franchement, quand je compare les chiffres, certaines sources végétales n'ont rien à envier à la viande rouge. La spiruline bio contient entre 28 et 35 mg de fer pour 100 g, soit plus de 10 fois la teneur du bœuf (environ 2,5 mg/100 g). Les données de l'USDA confirment ces valeurs exceptionnelles pour cette microalgue (USDA, 2019).

Voici les sources de fer végétal les plus concentrées :

  • Spiruline : 28-35 mg/100 g
  • Graines de courge : 8,8 mg/100 g
  • Lentilles cuites : 6-8 mg/100 g
  • Tofu ferme : 5,4 mg/100 g
  • Épinards cuits : 3,6 mg/100 g

Pour ma part, j'ajoute une cuillère à café de spiruline dans mon smoothie du matin. Cela représente environ 30 % des apports journaliers recommandés, de façon totalement naturelle.

L'astuce vitamine C pour doubler l'absorption

Voici une information que peu de gens connaissent : la vitamine C peut multiplier par 2 à 6 l'absorption du fer végétal (Hallberg et al., 1989). Cette interaction synergique a été largement documentée dans la littérature scientifique.

Concrètement, il suffit d'ajouter du citron sur vos lentilles, de manger un poivron avec vos épinards, ou de terminer votre repas par un kiwi. Une étude menée par l'Université de Göteborg a montré qu'aussi peu que 50 mg de vitamine C (l'équivalent d'un demi-kiwi) suffisaient à doubler l'absorption du fer d'un repas (Siegenberg et al., 1991).

À l'inverse, évitez de consommer thé ou café juste après un repas riche en fer. Les tanins et polyphénols qu'ils contiennent peuvent réduire l'absorption de 60 à 90 % selon les études (Hurrell et al., 1999).

Oméga-3 : ALA, EPA et DHA expliqués

Les trois types d'oméga-3

Les oméga-3 se déclinent en trois formes principales :

  • ALA (acide alpha-linolénique) : présent dans les végétaux (lin, chia, cameline)
  • EPA (acide eicosapentaénoïque) : forme active pour l'inflammation
  • DHA (acide docosahexaénoïque) : essentiel pour le cerveau et la rétine

Le problème, c'est que notre corps convertit très mal l'ALA en EPA et DHA. Les études montrent un taux de conversion de seulement 0,5 à 10 % pour l'EPA et moins de 1 % pour le DHA (Burdge & Calder, 2005). C'est pourquoi les oméga-3 vegan sous forme de DHA directement assimilable sont particulièrement intéressants.

Sources végétales optimales

Voici les meilleures sources végétales d'oméga-3 :

  • Huile de cameline : excellente alternative locale à l'huile de lin, avec un goût plus doux

  • Huile de lin : la plus riche en ALA (environ 50 %), mais fragile à la chaleur et à la lumière

  • Noix : bonne source d'ALA avec 9 g pour 100 g

Pour le DHA directement assimilable, les algues marines représentent la seule source végétale fiable. Chez Biovie, nous proposons des huiles d'algues riches en DHA qui court-circuitent le problème de conversion (Lane & Derbyshire, 2018).

Qui doit vraiment supplémenter ?

Les besoins en oméga-3 DHA sont particulièrement importants pour :

  • Les femmes enceintes et allaitantes : le DHA contribue au développement normal du cerveau et des yeux du fœtus (EFSA, 2011)
  • Les personnes de plus de 65 ans : le DHA contribue au maintien d'une fonction cérébrale normale
  • Les sportifs d'endurance : les oméga-3 soutiennent la récupération musculaire

Si vous consommez quotidiennement 1 à 2 cuillères à soupe d'huile de lin ou de cameline, vos besoins en ALA sont couverts. Pour le DHA, une supplémentation en huile d'algues (250 mg/jour) peut être judicieuse selon votre situation.

Calcium, iode et zinc : les minéraux clés

Calcium : au-delà des produits laitiers

Le calcium est souvent associé aux produits laitiers, mais de nombreuses sources végétales sont tout aussi efficaces — voire meilleures en termes de biodisponibilité. Le chou kale, par exemple, offre un taux d'absorption du calcium supérieur à celui du lait (Weaver et al., 1999).

Les meilleures sources végétales de calcium :

  • Graines de sésame / tahin : 975 mg/100 g
  • Tofu calcique : 350-400 mg/100 g
  • Chou kale cuit : 150 mg/100 g (avec excellente biodisponibilité)
  • Amandes : 264 mg/100 g
  • Algues wakamé : 1 300 mg/100 g

Attention toutefois aux épinards et à la rhubarbe : bien que riches en calcium, leur teneur élevée en oxalates réduit considérablement l'absorption (Gibson et al., 2010).

Iode : les algues à la rescousse (avec précaution)

L'iode est essentiel au fonctionnement normal de la thyroïde. Les végétaliens qui ne consomment pas d'algues sont souvent déficitaires. Les algues alimentaires représentent la meilleure source végétale, mais attention aux dosages :

  • Wakamé : teneur modérée, idéale pour une consommation régulière
  • Dulse : teneur équilibrée, goût agréable
  • Nori : teneur modérée, parfaite pour les sushis et makis
  • Kombu : très riche (1 000-6 000 µg/100 g), à utiliser avec parcimonie

Une consommation excessive d'iode peut perturber la fonction thyroïdienne. Limitez le kombu à quelques grammes par semaine maximum (Teas et al., 2004). Les autres algues peuvent être consommées plus librement.

Zinc : graines et légumineuses

Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire et au métabolisme des macronutriments. Les végétaliens présentent des apports en zinc souvent plus faibles, mais les études montrent que leurs marqueurs biologiques restent généralement dans les normes (Foster et al., 2013).

Sources végétales de zinc :

  • Graines de chanvre décortiquées : 9,9 mg/100 g
  • Graines de courge : 7,8 mg/100 g
  • Noix de cajou : 5,6 mg/100 g
  • Pois chiches cuits : 2,5 mg/100 g
  • Lentilles cuites : 3,3 mg/100 g

Le trempage et la germination des légumineuses et graines réduisent leur teneur en phytates, ces composés qui inhibent l'absorption du zinc. Chez Biovie, nos graines germées offrent ainsi une meilleure biodisponibilité de ce minéral (Gan et al., 2017).

Vitamine D : le nutriment universel

Pourquoi tout le monde manque de vitamine D

La vitamine D n'est pas du tout un problème spécifique aux vegans — c'est un défi de santé publique général. En France, l'étude ENNS révèle que près de 80 % de la population présente des taux insuffisants de vitamine D (Vernay et al., 2012). Cette carence généralisée s'explique par notre mode de vie moderne : travail en intérieur, protection solaire systématique, et latitude de notre pays.

La vitamine D contribue au maintien d'une ossature normale et au fonctionnement normal du système immunitaire (EFSA, 2010). Elle joue également un rôle dans l'absorption du calcium et du phosphore.

Sources végétales et supplémentation

En alimentation végétalienne, les sources naturelles de vitamine D sont limitées :

  • Champignons exposés aux UV : certains champignons (shiitake, maitake) exposés à la lumière UV développent de la vitamine D2 (Urbain et al., 2011)
  • Exposition solaire : 15-20 minutes d'exposition des bras et du visage entre avril et octobre
  • Supplémentation D3 vegan : extraite du lichen, forme la plus efficace

Je recommande aux personnes du nord de la France — vegan ou non — une supplémentation en vitamine D entre octobre et mars, période où l'exposition solaire est insuffisante sous ces latitudes. La dose recommandée est de 15 µg (600 UI) par jour pour les adultes, mais votre médecin peut recommander des doses plus élevées selon votre taux sanguin (Holick, 2007).

Populations à risque : qui doit être plus vigilant ?

Femmes enceintes et allaitantes

Les besoins nutritionnels augmentent significativement pendant la grossesse et l'allaitement. Les femmes enceintes végétaliennes doivent être particulièrement attentives à :

  • Vitamine B12 : supplémentation impérative, car le fœtus constitue ses propres réserves
  • DHA : contribue au développement normal du cerveau du fœtus (250 mg/jour minimum)
  • Fer : besoins augmentés de 50 %, surveillance régulière de la ferritine
  • Iode : besoins augmentés pour le développement thyroïdien du bébé

L'ANSES recommande un suivi médical renforcé pour les femmes enceintes suivant un régime végétalien. Un accompagnement par un diététicien spécialisé est fortement conseillé (Melina et al., 2016).

Enfants et adolescents

La croissance impose des besoins nutritionnels élevés. Un régime végétalien peut convenir aux enfants selon l'Académie de Nutrition et Diététique américaine (2016), mais nécessite une planification rigoureuse et un suivi médical régulier.

Points de vigilance spécifiques :

  • Densité calorique : les aliments végétaux étant moins caloriques, veiller à des apports énergétiques suffisants
  • Protéines : combiner systématiquement céréales et légumineuses
  • Calcium : essentiel pour la croissance osseuse
  • Fer et zinc : besoins élevés pendant les poussées de croissance

Sportifs

Les sportifs végétaliens ont des besoins augmentés en protéines (1,2 à 2 g/kg/jour selon l'activité), en fer et en zinc (Thomas et al., 2016). La spiruline et les graines de chanvre sont particulièrement adaptées car elles fournissent des protéines complètes avec tous les acides aminés essentiels.

Les points clés pour les sportifs vegans :

  • Protéines : augmenter les légumineuses, tofu, tempeh, seitan et superaliments protéinés
  • Créatine : naturellement absente des végétaux, peut être supplémentée (non essentielle)
  • Fer : surveiller la ferritine, surtout chez les sportives d'endurance
  • Oméga-3 : pour la récupération et l'inflammation

Populations à risque

Questions fréquentes

Quels sont les 10 nutriments essentiels pour les vegans ?

Les 10 nutriments à surveiller dans une alimentation végétalienne sont : vitamine B12 (supplémentation obligatoire), vitamine D, oméga-3 EPA/DHA, fer, zinc, iode, calcium, sélénium, protéines complètes et vitamine B2. Seule la B12 nécessite une supplémentation systématique car aucune source végétale fiable n'existe. Les autres nutriments peuvent être couverts par une alimentation diversifiée incluant des superaliments comme la spiruline, les algues et les graines germées.

Comment éviter les carences quand on est vegan ?

Trois piliers permettent d'éviter les carences en alimentation végétalienne : une alimentation variée riche en légumineuses, céréales complètes et superaliments (spiruline, algues, graines germées), une supplémentation obligatoire en B12, et un bilan sanguin annuel incluant B12, fer, ferritine et vitamine D. L'astuce clé : associez systématiquement fer végétal et vitamine C pour multiplier l'absorption par 2 à 6.

Quels compléments alimentaires sont indispensables pour un vegan ?

Seule la vitamine B12 est indispensable car aucune source végétale fiable n'existe. La vitamine D est fortement recommandée, surtout entre octobre et mars en France où 80 % de la population est déficitaire. Les oméga-3 DHA d'origine algale peuvent être utiles si vous ne consommez pas régulièrement d'huile de lin ou de cameline, notamment pour les femmes enceintes et les personnes de plus de 65 ans.

Où trouver du fer quand on ne mange pas de viande ?

Les meilleures sources végétales de fer sont la spiruline (28-35 mg/100 g, soit 10 fois plus que le bœuf), les lentilles (6-8 mg/100 g), les graines de courge (8,8 mg/100 g), le tofu (5,4 mg/100 g) et les épinards cuits (3,6 mg/100 g). Pour améliorer l'absorption du fer végétal, consommez-le avec de la vitamine C : citron sur les lentilles, poivron avec les épinards, ou un fruit riche en vitamine C en dessert.

La spiruline peut-elle remplacer la B12 ?

Non, c'est un mythe dangereux. La spiruline contient des analogues de B12 (pseudo-B12) qui ne sont pas utilisables par l'organisme humain et peuvent même fausser les tests sanguins. Les études scientifiques sont formelles sur ce point. La spiruline reste excellente pour le fer (28-35 mg/100 g) et les protéines (60-70 %), mais ne remplace en aucun cas une supplémentation en B12.

Quelles algues sont les plus riches en nutriments ?

La spiruline excelle pour le fer et les protéines — c'est l'un des aliments les plus nutritifs au monde. La chlorelle apporte du fer et contribue aux fonctions naturelles d'élimination de l'organisme. Le wakamé et la dulse sont d'excellentes sources d'iode à consommation modérée. La klamath présente un profil nutritionnel très complet avec des phytonutriments uniques. Attention à ne pas surconsommer les algues très riches en iode comme le kombu.

Un régime vegan est-il dangereux pour les enfants ?

Un régime vegan bien planifié peut convenir aux enfants selon l'Académie de Nutrition et Diététique américaine (2016). Cependant, il nécessite un suivi médical rigoureux et une supplémentation adaptée en B12, vitamine D, et parfois fer et zinc. L'ANSES recommande un accompagnement professionnel pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants végétaliens. Le dialogue régulier avec le pédiatre est essentiel pour garantir un développement optimal.

Un régime vegan sain est tout à fait possible

Voilà, cette liste n'est bien sûr pas exhaustive, mais elle couvre les nutriments les plus critiques pour une alimentation végétalienne équilibrée. En résumé, avec une attention particulière à la vitamine B12 (supplémentation obligatoire), une alimentation variée riche en légumineuses, céréales complètes, et superaliments comme la spiruline et les algues, vous pouvez parfaitement couvrir tous vos besoins nutritionnels.

L'Académie de Nutrition et Diététique américaine, qui représente plus de 100 000 professionnels de santé, a confirmé en 2016 qu'un régime végétalien bien planifié est approprié pour tous les stades de la vie, y compris la grossesse, l'allaitement, l'enfance et l'adolescence (Melina et al., 2016).

Chez Biovie, nous accompagnons depuis 18 ans les personnes en transition vers l'alimentation vivante. Notre gamme de spiruline bio, algues, graines germées et huiles végétales de qualité vous permet d'enrichir naturellement votre alimentation en nutriments essentiels.

Si vous débutez dans la transition vers le véganisme, n'hésitez pas à consulter notre guide complet de l'alimentation vivante pour vous accompagner pas à pas. Et si vous avez des questions, notre équipe est là pour vous conseiller.

Références bibliographiques

  1. ANSES (2021). Actualisation des repères du PNNS : révision des références nutritionnelles en vitamines et minéraux. Avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Maisons-Alfort : ANSES.
  2. Ayerza, R., & Coates, W. (2011). Protein content, oil content and fatty acid profiles as potential criteria to determine the origin of commercially grown chia (Salvia hispanica L.). Industrial Crops and Products, 34(2), 1366-1371. https://doi.org/10.1016/j.indcrop.2010.12.007
  3. Burdge, G. C., & Calder, P. C. (2005). Conversion of α-linolenic acid to longer-chain polyunsaturated fatty acids in human adults. Reproduction Nutrition Development, 45(5), 581-597. https://doi.org/10.1051/rnd:2005047
  4. Burdge, G. C., Jones, A. E., & Wootton, S. A. (2002). Eicosapentaenoic and docosapentaenoic acids are the principal products of α-linolenic acid metabolism in young men. British Journal of Nutrition, 88(4), 355-363. https://doi.org/10.1079/BJN2002662
  5. Deliveroo & YouGov (2024). Enquête sur les freins à l'adoption du régime végétalien en France. Rapport d'étude commandité par Deliveroo France.
  6. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (2010). Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to vitamin B12 and contribution to normal neurological and psychological functions. EFSA Journal, 8(10), 1756. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2010.1756
  7. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (2011). Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to docosahexaenoic acid (DHA), eicosapentaenoic acid (EPA) and brain, eye and nerve development. EFSA Journal, 9(4), 2078. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2011.2078
  8. Fleurence, J. (2016). Seaweeds as food. In J. Fleurence & I. Levine (Eds.), Seaweed in Health and Disease Prevention (pp. 149-167). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-802772-1.00005-1
  9. Foster, M., Chu, A., Petocz, P., & Samman, S. (2013). Effect of vegetarian diets on zinc status: a systematic review and meta-analysis of studies in humans. Journal of the Science of Food and Agriculture, 93(10), 2362-2371. https://doi.org/10.1002/jsfa.6179
  10. Gan, R. Y., Lui, W. Y., Wu, K., Chan, C. L., Dai, S. H., Sui, Z. Q., & Corke, H. (2017). Bioactive compounds and bioactivities of germinated edible seeds and sprouts: An updated review. Trends in Food Science & Technology, 59, 1-14. https://doi.org/10.1016/j.tifs.2016.11.010
  11. Gibson, R. S., Bailey, K. B., Gibbs, M., & Ferguson, E. L. (2010). A review of phytate, iron, zinc, and calcium concentrations in plant-based complementary foods used in low-income countries and implications for bioavailability. Food and Nutrition Bulletin, 31(2_suppl2), S134-S146. https://doi.org/10.1177/15648265100312S206
  12. Green, R., Allen, L. H., Bjørke-Monsen, A. L., et al. (2017). Vitamin B12 deficiency. Nature Reviews Disease Primers, 3(1), 1-20. https://doi.org/10.1038/nrdp.2017.40
  13. Hallberg, L., Brune, M., & Rossander, L. (1989). The role of vitamin C in iron absorption. International Journal for Vitamin and Nutrition Research, 30, 103-108.
  14. Herbert, V. (1988). Vitamin B-12: plant sources, requirements, and assay. The American Journal of Clinical Nutrition, 48(3), 852-858. https://doi.org/10.1093/ajcn/48.3.852
  15. Holick, M. F. (2007). Vitamin D deficiency. New England Journal of Medicine, 357(3), 266-281. https://doi.org/10.1056/NEJMra070553
  16. Hunt, J. R. (2003). Bioavailability of iron, zinc, and other trace minerals from vegetarian diets. The American Journal of Clinical Nutrition, 78(3), 633S-639S. https://doi.org/10.1093/ajcn/78.3.633S
  17. Hurrell, R., & Egli, I. (2010). Iron bioavailability and dietary reference values. The American Journal of Clinical Nutrition, 91(5), 1461S-1467S. https://doi.org/10.3945/ajcn.2010.28674F
  18. Hurrell, R. F., Reddy, M., & Cook, J. D. (1999). Inhibition of non-haem iron absorption in man by polyphenolic-containing beverages. British Journal of Nutrition, 81(4), 289-295. https://doi.org/10.1017/S0007114599000537
  19. Lane, K. E., & Derbyshire, E. J. (2018). Omega-3 fatty acids – A review of existing and innovative sources. Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 58(1), 62-75. https://doi.org/10.1080/10408398.2014.994044
  20. Melina, V., Craig, W., & Levin, S. (2016). Position of the Academy of Nutrition and Dietetics: Vegetarian Diets. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 116(12), 1970-1980. https://doi.org/10.1016/j.jand.2016.09.025
  21. Merchant, R. E., & Andre, C. A. (2001). A review of recent clinical trials of the nutritional supplement Chlorella pyrenoidosa in the treatment of fibromyalgia, hypertension, and ulcerative colitis. Alternative Therapies in Health and Medicine, 7(3), 79-91.
  22. Obeid, R., Fedosov, S. N., & Nexo, E. (2015). Cobalamin coenzyme forms are not likely to be superior to cyano- and hydroxyl-cobalamin in prevention or treatment of cobalamin deficiency. Molecular Nutrition & Food Research, 59(7), 1364-1372. https://doi.org/10.1002/mnfr.201500019
  23. Pawlak, R., Lester, S. E., & Babatunde, T. (2014). The prevalence of cobalamin deficiency among vegetarians assessed by serum vitamin B12: a review of literature. European Journal of Clinical Nutrition, 68(5), 541-548. https://doi.org/10.1038/ejcn.2014.46
  24. Pawlak, R., Parrott, S. J., Raj, S., Cullum-Dugan, D., & Lucus, D. (2013). How prevalent is vitamin B12 deficiency among vegetarians? Nutrition Reviews, 71(2), 110-117. https://doi.org/10.1111/nure.12001
  25. Siegenberg, D., Baynes, R. D., Bothwell, T. H., et al. (1991). Ascorbic acid prevents the dose-dependent inhibitory effects of polyphenols and phytates on nonheme-iron absorption. The American Journal of Clinical Nutrition, 53(2), 537-541. https://doi.org/10.1093/ajcn/53.2.537
  26. Swanson, D., Block, R., & Mousa, S. A. (2012). Omega-3 fatty acids EPA and DHA: health benefits throughout life. Advances in Nutrition, 3(1), 1-7. https://doi.org/10.3945/an.111.000893
  27. Teas, J., Pino, S., Critchley, A., & Braverman, L. E. (2004). Variability of iodine content in common commercially available edible seaweeds. Thyroid, 14(10), 836-841. https://doi.org/10.1089/thy.2004.14.836
  28. Thomas, D. T., Erdman, K. A., & Burke, L. M. (2016). Position of the Academy of Nutrition and Dietetics, Dietitians of Canada, and the American College of Sports Medicine: Nutrition and Athletic Performance. Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, 116(3), 501-528. https://doi.org/10.1016/j.jand.2015.12.006
  29. Urbain, P., Singler, F., Ihorst, G., Biesalski, H. K., & Bertz, H. (2011). Bioavailability of vitamin D2 from UV-B-irradiated button mushrooms in healthy adults deficient in serum 25-hydroxyvitamin D: a randomized controlled trial. European Journal of Clinical Nutrition, 65(8), 965-971. https://doi.org/10.1038/ejcn.2011.53
  30. USDA (2019). FoodData Central: Spirulina, dried. U.S. Department of Agriculture, Agricultural Research Service. https://fdc.nal.usda.gov/fdc-app.html#/food-details/170495/nutrients
  31. Vernay, M., Sponga, M., Salanave, B., et al. (2012). Statut en vitamine D de la population adulte en France : l'Étude nationale nutrition santé (ENNS, 2006-2007). Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire, 16-17, 189-194.
  32. Watanabe, F., Yabuta, Y., Bito, T., & Teng, F. (2014). Vitamin B12-containing plant food sources for vegetarians. Nutrients, 6(5), 1861-1873. https://doi.org/10.3390/nu6051861
  33. Weaver, C. M., Proulx, W. R., & Heaney, R. (1999). Choices for achieving adequate dietary calcium with a vegetarian diet. The American Journal of Clinical Nutrition, 70(3), 543s-548s. https://doi.org/10.1093/ajcn/70.3.543s
  34. Zubr, J. (1997). Oil-seed crop: Camelina sativa. Industrial Crops and Products, 6(2), 113-119. https://doi.org/10.1016/S0926-6690(96)00203-8

Une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain sont importants. Les informations contenues dans cet article ne remplacent pas un avis médical professionnel.


Mise à jour : mars 2026. Article validé par Éric Viard, fondateur de Biovie et ingénieur ISTOM, co-auteur de « Algues au quotidien » (Gallimard, 2024) — Meilleur livre de cuisine au monde, Gourmand Cookbook Awards 2025, et Meilleur livre de cuisine de France, Académie Nationale de Cuisine 2025.

Articles Similaires

Partager ce contenu

 Question ?