De nos jours, nous aimons manger des repas pleins de saveurs, de textures, de mélanges...Nous sommes habitués à mettre de nombreux ingrédients dans un même repas pour le plaisir de nos papilles.
La méthode des combinaisons alimentaires nous invite à repenser notre façon d'associer les aliments.
Qu'est ce que la méthode des combinaisons alimentaires ?
Certains aliments s'associent et se digèrent bien ensemble et d'autres ne s'associent pas très bien. Le système digestif est un système complexe qui commence à la bouche, lors de la mastication des aliments et se termine aux toilettes lorsqu'on va à la selle. Entre temps les aliments seront écrasés, mélangés, transformés par des enzymes, de l'acide chloridrique, séparés, divisés, absorbés ou non. Chaque étape apporte ses transformations pour permettre d'absorber les éléments nutritifs de nos aliments : dans la bouche, l'œsophage, l'estomac, l'intestin grêle, le côlon, le rectum. De nombreux organes et glandes interviennent dans ces processus digestifs : les glandes salivaires, les dents, le pancréas, le foie...Chaque type d'aliments aura besoin d'un pH précis, d'enzymes adaptées pour être digéré. Par contre, si on associe, lors d'un même repas, des aliments acides, ce qui veut dire qui nécessitent un pH très acide, et des aliments qui nécessitent un pH alcalin ou faiblement acide, alors il y a dilemme dans l'estomac... Certaines enzymes vont également favoriser ou empêcher la digestion d'un autre type d'aliments. L'idée de la méthode des combinaisons alimentaires est de dissocier la consommation des aliments qui ne se digèrent pas de la même façon et d'associer ceux qui se digèrent bien ensemble selon les principes de la méthode.
Que propose la méthode ?
L'idée de la méthode des combinaisons alimentaires est de dissocier certains aliments au cours d'un même repas, au motif qu'ils n'ont pas le même temps de digestion.
Comment combiner les bons aliments entre eux ?
On peut appliquer différents niveaux de combinaisons alimentaires. L'auteur majeur sur ce sujet est Shelton. Sa méthode est un peu difficile à appliquer au quotidien. On peut commencer doucement par les associations alimentaires de grandes familles ou on peut aller dans le détail et approfondir cette méthode de façon rigoureuse. Je pense personnellement qu'il est des grandes combinaisons faciles à instaurer dans l'alimentation quotidienne de presque tout le monde. Ensuite selon les besoins et la motivation on ira plus ou moins loin dans cette méthode, en étant éventuellement accompagné par un naturopathe pour adapter la méthode à votre situation personnelle. On va penser ses menus et ses repas en tenant compte de ces associations alimentaires, qui reposent sur le principe des combinaisons alimentaires. On sera généralement amené à simplifier les repas et à limiter les assaisonnements. Par exemple :
- Repas de fruits uniquement
- Repas de légumes + oléagineux ou lipides
- Repas de légumes + protéines végétales ou animales
J'accompagne toujours les consultants à expérimenter, à observer leurs ressentis en procédant par paliers. Écouter son corps pour savoir ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas...Il est important d'expérimenter et d'adapter à chacun en évitant surtout de se rajouter un dogme et des règles qui ne feraient pas sens. Et même si on ne semble pas avoir de soucis, l'expérience permet parfois de prendre conscience qu'il y avait une gêne. Quand on se sent bien à table et après le repas, ça motive à continuer et à trouver l'alimentation qui nous convient.
Quels sont les aliments à associer entre eux ?
Pour commencer, et pour faire simple, on pourra dissocier certaines familles d'aliments (les macronutriments) : glucides, protéines, lipides, amidons forts et faibles. Les légumes s'associent généralement très bien aux autres catégories. Ainsi, dans cette méthode, on peut respecter ces combinaisons alimentaires :
- combiner des légumes avec une protéine animale ou végétale,
- on peut également combiner des légumes à un féculent ou amidon,
- ou combiner des légumes aux fruits oléagineux ou matière grasse,
- associer certains fruits doux avec des légumes.
Si on est végétarien, végétalien ou si on consomme beaucoup d'aliments vivants et de cru, la méthode des combinaisons alimentaires sera alors assez facile à intégrer pour ces grandes lignes. Il est en revanche certaines combinaisons qu'il sera préférable d'éviter. L'association alimentaire joue un rôle clé dans notre façon de composer nos repas.
Quels sont les aliments à ne pas manger en même temps ?
Dans la méthode des combinaisons alimentaires, on évitera certaines associations.
- La 1ère association à éviter est de manger dans un même repas des céréales/féculents/amidons avec une protéine. On évite donc la plupart des plats traditionnels à base de viande accompagnée de pommes de terre, pâtes ou riz. La digestion des amidons peut être affectée par la présence simultanée de protéines. La méthode déconseille aussi, par exemple, la tranche de pain de sarrasin avec un œuf.
- Manger les fruits seuls, en dehors des repas et jamais en dessert est une des bases de la méthode des combinaisons alimentaires. C'est aussi une des règles les plus simples à appliquer pour beaucoup d'entre nous.
- Quand c'est nécessaire, on peut aller plus loin et dissocier par exemple les fruits doux (banane, mangue) des fruits acides (agrumes, fruits rouges)
Pour un repas de fruits pratique, vous retrouverez des bananes et des ananas séchés dans notre gamme Fruits Lyophilisés.
Mais rappelez vous, tout est question d'équilibre, d'adaptation à vos besoins individuels et de personnalisation.
Pour résumer :
- Tester les grands principes des combinaisons alimentaires : séparer les amidons des protéines, manger les fruits seuls
- Pour aller plus loin dans la méthode, simplifiez vos repas
- Testez progressivement, observez ce qui vous convient et gardez le plaisir de cuisiner.
Je vous accompagne lors de consultations individuelles et de stages, sur ce chemin de l'équilibre alimentaire.